jeudi 20 avril 2017

Méditation

En Nouvelle Zélande en Novembre, Akuzawa sensei nous avait demandé si certains d’entre nous méditaient, et j’avais répondu positivement. Il m’avait pointé du doigt en disant « toi, Xavier ? Tu médites ??? », comme s’il venait de recevoir un électrochoc. Et pourtant…

En complément du Yoga, je pratique depuis plusieurs mois la méditation quotidiennement. Une pratique dont j’étais curieux depuis un moment mais que je ne savais pas forcement bien par quel bout prendre, sorti des quelques minutes qui y sont parfois consacrées lors d’une session de Yoga.

Je suis d’un naturel stressé, et je ne vis pas dans l’endroit le plus relaxant qui soit. Le fait est que si le manque de temps est quelque chose que l’on ressent tous, c’est particulièrement vrai dans une ville grouillante comme Hong Kong où le temps semble s’enfuir et où l’on se sent courir perpétuellement après sa vie sans jamais la rattraper.

J’ai commencé la méditation parce que je ressentais un besoin de me poser, et d’éliminer mon stress. Ce que la méditation ne fait en réalité pas, puisqu’il s’agit plus d’observer notre corps et nos émotions que d’essayer de les changer. Mais le fait de s’asseoir, de fermer les yeux et de se concentrer sur sa respiration permet d’une certaine manière d’alléger le stress et les tensions en oxygénant les tissus et en relâchant les tensions.

C’est en méditant que je me suis rendu compte à quel point mon cerveau était en ébullition constante. Aujourd’hui encore il m’est très difficile de rester concentré sur ma respiration ne serait-ce qu’une simple minute, mais je ressens malgré tout déjà les bienfaits de cette pratique.




Etre présent

La meditation a pour but de nous rendre présent, voire de nous ramener au moment présent. Ce qui semble comme une évidence ne l’est pourtant pas, car nous passons la majeure partie de notre temps dans le passé à ressasser, ou dans le futur à imaginer ou à s’inquiéter de conséquences éventuelles. Tout ceci nous amène logiquement à sortir de la réalité de l’instant. Des pratiques comme la méditation permettent de revenir à l’instant présent et de vivre le moment tout simplement. Mais la méditation n’est pas la seule activité qui le permette et paradoxalement les arts martiaux sont devenus pour moi un moment privilégié pour me recentrer.

On pourrait supposer que le Yoga serait l’activité qui me ramènerait le plus vers l’instant present. Et si c’est en partie le cas, je ne peux qu’avouer que lors d’une seance mon esprit continue à voguer d’une pensée à l’autre. Seul face à soi-même il est aisé de se laisser prendre par le flot de la pensée. La pratique martiale a cet avantage considerable qu’elle nous met face a nous-mêmes, mais pas que. Face à un partenaire décidé, il n’y a guère de place pour laisser l’esprit voguer entre le présent et le passé, car le moindre moment d’inattention est sanctionné.


3 commentaires:

Alexis a dit…

Effectivement, pour avoir aussi essayé de méditer le matin dans le calme de mon appartement, ce n'est pas évident ! On se focalise au début sur la respiration puis une minute plus tard on se rend compte que l'on pense déjà 3 pensées après !
Je me trouve également beaucoup plus concentré lors de ma pratique martiale. Cet état que tu décris me parait clairement se retrouver dans les concepts japonais de mushin et zanshin.

Xavier DUVAL a dit…

C'est terrible de voir à quel point il est difficile de rester concentré. J'y arrive au final mieux pendant mes séances d'acupuncture, parce que quand tu passes plus d'une demie heure allongé avec des aiguilles dans le corps, il ne te reste finalement plus que ça...

Je crois effectivement qu'on y retrouve les idées de Mushin et Zanshin, d'une certaine façon un éveil à soi, et à notre environnement

Anonyme a dit…

Bonjour,

avez-vous essayer le yantra yoga tibétain ?

Cordialement