mercredi 25 janvier 2017

Nort sur Erdre - janvier 2017

Parmi les moments qui marquent mes années, le stage de Nort sur Erdre tient une place particulière. Parce que je sais que la pratique y sera de qualité, parce que j'y retrouve des amis qui me sont chers et qu'au final je sais qu'on passera tout simplement un bon moment.

Je m'y rendais en janvier pour la quatrième fois pour un stage de deux jours et comme à chaque fois je n'ai pas été déçu. Romain et ses élèves ont une progression fulgurante. Si la progression de Romain peut paraître moins flagrante à l'œil nu, il suffit de pratiquer un peu avec lui pour voir à quel point ses recherches s'approfondissent et le chemin qui s'ouvre devant lui. Enseignant d'une discipline relativement confidentielle pour laquelle les référents ne sont pas si nombreux, Romain a malgré tout réussi à trouver les moyens d'avancer à une vitesse qui n'a rien à envier à personne.

Mais être un bon pratiquant ne fait pas tout et nous connaissons tous d'excellents pratiquants dont les élèves n'arrivent pas à capter l'essence de la pratique. C'est loin d'être le cas ici et je suis toujours stupéfait de la vitesse de progression de ses élèves. Il suffit de les regarder pour voir à quel point leurs corps changent d'année en année. L'an dernier j'avais été particulièrement frappé par Alex et Olivier, cette année ce sont Kilian et Valentin qui m'ont le plus impressionné.

Sachant que la plupart des élèves me connaissent depuis déjà quelques années, j'ai choisi d'orienter ce stage d'une manière un peu différente des autres en l'axant principalement sur l'utilisation du corps, choix d'autant plus pertinent à mon avis que le stage s'adressait majoritairement à un public ne venant pas de mon école. J'ai donc divisé les deux jours en quatre parties:
1. "Le salut, la première rencontre avec la gravité" qui a permis à partir d'exercices de base à genoux et debout de comprendre comment la façon de saluer a un impact sur la façon dont nous bougeons et comment elle peut être utilisée pour transférer son poids de manière optimale sur l'adversaire
2. "Kaeshi waza", les techniques de renversement, en travaillent d'abord sur la notion de recevoir la force dans le corps et de regagner sa structure pour appliquer un contre
3. "Savoir laisser tomber" où l'idée était de comprendre comment laisser tomber le corps pour passer certaines techniques, mais aussi savoir mentalement laisser tomber pour concentre son attention sur autre chose
4. "Travail aux armes" que je réserve traditionnellement au dimanche après midi, cette fois nous avons uniquement utilisé le jo pour comprendre un certain nombre de principes (génération de force, leviers, laisser tomber, frappes, etc.)

Ces deux jours m'ont laissé un goût différent de l'an dernier. J'ai probablement fait un peu moins de blagues, le décalage horaire n'aidant pas, et j'ai l'impression d'avoir été plus doux. Personne n'avait mal partout le dimanche matin d'ailleurs, ce qui n'était pas le cas l'an dernier. Je vieillis sans doute. Mais comme chaque année, c'est avec le sourire que je suis reparti, heureux de ce bon moment, et je dois dire un peu triste que ça soit déjà fini


lundi 2 janvier 2017

Bilan 2016

Dans mon bilan 2015, j’évoquais les stages à venir tout début 2016 et à quel point cette année semblait partir de la meilleure des façons. Un an après, et si tout n’a pas été aussi rose et fluide que j’aurais pu le souhaiter tant martialement que dans d’autres pans de ma vie, je dois reconnaitre que 2016 a apporté son lot d’expériences positives et de satisfaction.

Ca a aussi été une année de changements puisque j’ai décidé de mettre en pause l’Aikido en mars pour me concentrer d’avantage sur mes recherches. J’ai au final fini l’année avec 16 sessions d’Aikido, 81 de NTJ, 349 d’Aunkai et 186 de Yoga, pour un temps de pratique probablement légèrement supérieur à celui de 2015.

Des stages et des rencontres

Ca a probablement été le gros changement de 2016. Là où je donnais seulement jusqu’ici un stage annuel à Nort-sur-Erdre, j’ai cette année eu l’opportunité d’en faire beaucoup plus. En Belgique d’abord où j’ai été très chaleureusement accueilli par le Budokan Kazoku et le Sakura Dojo, à Challans et à Saint Loubès. Ca a été l’occasion de rencontrer beaucoup de pratiquants talentueux et sympathiques avec qui je n’avais pu jusque là qu’échanger en ligne ou pour un grand nombre d’entre eux que je ne connaissais pas encore, et évidemment comme toujours de tester mes idées et de les affiner.

Mais les stages ne se sont pas limités à l’Europe, ce qui n’était pas arrivé depuis quelques années et le départ de Fred de Taiwan. Le rendez vous manqué avec Akuzawa sensei en mars à Hong Kong, m’a malgré tout permis de rencontrer Filip et mes amis singapouriens Terry et Sherman, ce qui permettra deux mois plus tard d’organiser un stage d’Aunkai à Singapour avec 50 participants. Dans la foulée j’ai eu l’opportunité de me rendre à Ho Chi Minh Ville au Vietnam pour une introduction au NTJ dans un dojo d’Aiki Jujitsu issu de Mochizuki sensei.

Et puis les déplacements professionnels faisant parfois bien les choses j’ai eu l’occasion de pratiquer rapidement avec Ka Beom Seok de GNK Core à Séoul. Sans compter le passage de Fred en Asie, qui nous aura amenés à nous voir trois fois cette année (Bordeaux, Taiwan, Hong Kong), un plaisir immense de se retrouver.

Les impondérables ont aussi finalement décidé de jouer en ma faveur après la déception du stage avec Akuzawa sensei lorsque Manabu s’est retrouvé coincé à Hong Kong. Une bonne nouvelle pour moi, moins pour mes amis néozélandais qui l’attendaient…

Enfin, et je garde le meilleur pour la fin, Filip a organisé en novembre la première Formation Intensive d’Aunkai hors de France, ce qui m’a permis à la fois d’aller enfin découvrir la Nouvelle Zélande, un pays qui m’a toujours attiré mais que je n’avais jamais visité à cause de la distance, et de passer 10 jours en compagnie de sensei et d’autres passionnés. Un moment magique qui m’aura sans aucun doute donné un certain nombre de clés pour avancer.

Développement du Seishin Tanren Dojo

Jusqu’ici mes cours attiraient un nombre très limité d’élèves, avec un maximum à 4-5 les bons jours. En Septembre la dynamique s’est soudainement accélérée et il n’est pas rare d’avoir 10 personnes au cours du dimanche soir. Parmi eux des gens très motivés et talentueux qui me laissent présager le meilleur pour l’avenir.

Mon arrêt de l’Aikido m’a également libéré des créneaux horaires, ce qui m’a permis d’ajouter un cours régulier d’Aunkai le mercredi. Même si celui-ci reste encore relativement désaffecté, il permet aux quelques courageux de progresser plus vite.

Cette année Hugh a également atteint son 1er kyu, dernière étape avant la ceinture noire, ce qui me permet de lui confier plus facilement les cours en mon absence sans perturber la continuité de la progression du groupe.

Plus de Yoga


Ne plus aller à l’Aikido m’a libéré du temps mais également réglé mon problème de tendinites au coude de façon définitive, ce qui m’a permis d’aller beaucoup plus au Yoga. Malgré un grand nombre de déplacements pro cette année (presque toutes le deux semaines sur la première moitié de l’année) j’ai donc pu augmenter assez nettement ma présence aux cours pour monter à 5-6 fois par semaine quand j’étais effectivement présent à Hong Kong.

Nous sommes maintenant en 2017 et l’année se présente déjà bien avec des stages prévus en Europe dans seulement quelques semaines, mais aussi probablement de nouveaux stages dans la région et le développement du dojo à HK, sans compter quelques autres surprises prévues pour le courant de l’année.