jeudi 31 décembre 2015

Bilan 2015

2013 avait été une année de grands changements dans ma pratique martiale, qui m’avait permis de compléter un cycle et d’en commencer un autre en remettant tout à plat. Le stage de Nort-sur Erdre avait terminé cette période de la meilleure des manières en confirmant la direction de mon travail et en ouvrant de nouvelles portes.

2014 était une année de développement. Après avoir tout remis à plat et amorcé des pistes claires, cette année m’avait permis d’affiner ma compréhension des principes et leurs applications possibles. Encore une fois le stage de Nort-sur-Erdre avait terminé l’année en m’offrant la possibilité de tester le travail réalisé.

Après ces deux années intenses, je souhaitais que 2015 soit une année de consolidation. On ne peut pas tout changer chaque année et il faut parfois se laisser le temps d’intégrer les choses.  J’aurai pourtant pratiqué plus ou moins autant que l’année avec 88 sessions de NTJ, 62 d’Aikido, 298 d’Aunkai et 141 de Yoga.

Quelques blessures récurrentes

L’année a été marquée par des douleurs récurrentes et notamment une tendinite au coude droit que j’ai trainé pendant près d’un an de façon intermittente et qui m’a malheureusement poussé à passer un peu moins de temps sur les tatamis que ce que j’aurais voulu. Le problème est heureusement aujourd’hui en très grande partie réglé.

Naissance du Seishin Tanren Dojo

Après plus de 3 ans a enseigner le NTJ à Hong Kong et 2 ans à diriger un groupe d’études d’Aunkai, je souhaitais pouvoir donner un meilleure visibilité à l’Aunkai, au niveau de mon investissement personnel dans cette pratique. Le nom « Nihon Tai Jitsu Hong Kong » devenait réducteur par rapport à ce que nous pratiquions et il me semblait essentiel de le changer et d’en profiter pour rafraichir la communication du dojo.

Suite à une conversation avec Akuzawa sensei, nous avons décidé d’appeler le dojo « Seishin Tanren », un concept dans lequel je me retrouve véritablement. Le changement nom a été suivi d’un nouveau site internet, plus moderne et dynamique, ainsi que d’une nouvelle page Facebook, mais aussi pour la première fois de publicité (également sur Facebook). J’avais jusqu’ici évité de passer par la publicité, peu convaincu de l’efficacité ici, mais je dois reconnaitre avoir eu quelques contacts de cette manière et plusieurs personnes sont venus découvrir notre pratique ces derniers mois.

Sortie de mon E-book

J’avais débuté la rédaction d’un Ebook en anglais sur le Nihon Tai Jitsu en 2014, pour permettre notamment à mes élèves d’avoir un ouvrage auquel se référer. Je m’y suis lancé tête baissée sans forcément réaliser le temps nécessaire à sa finalisation. Il sortira finalement en juin 2015, d’abord accessible uniquement en passant par moi, puis sur la plateforme Payhip, avant de débarquer sur Amazon en novembre.

Quelques moments exceptionnels

Chaque année offre son lot de rencontres et d’évènements marquants. Comme chaque année je me suis rendu à Tokyo pour pratiquer sous la direction d’Akuzawa sensei. Une seule fois en début d’année  malheureusement mais j’en profiterai pour inviter Manabu qui viendra au cours de l’été pour donner un stage d’Aunkai et de Shiatsu. Un stage en fin d’année à Hong Kong était également prévu mais aura finalement lieu en mars avec Akuzawa sensei.

Pour la troisième fois je me suis également rendu au festival annuel de la All Japan Budo Federation pour représenter le Nihon Tai Jitsu. Comme toujours, la démonstration a été faite dans des conditions peu idéales, sans réellement de préparation et avec un partenaire ne connaissait pas l’école, mais malgré tout le résultat a été convenable.

Cette année a aussi été exceptionnelle par les opportunités qui m’ont été offertes. Je pense notamment à l’interview publiée sur le site Paresse Martiale ou encore l’occasion d’ecrire pour le magazine « Dragon Spécial Aikido ».

Reprise des cours de Yoga

Suite a la fermeture de mon studio de Yoga en 2010, je pratiquais régulièrement mais uniquement chez moi. Une pratique qui m’a beaucoup aidé à m’assouplir, me détendre et créer un peu d’espace dans mon corps, mais arrivé au bout d’un cycle, j’ai senti que reprendre des cours me serait vraiment utile.

Lorsque Kino MacGregor est passée à Hong Kong, j’ai évidemment sauté sur l’occasion. Kino est une Yogi exceptionnelle, incroyablement souriante, très pédagogue et dotée d’un grand sens de l’humour. J’étais bien sur incapable de faire la moitié des mouvements mais ces quelques sessions m’ont encouragé à rejoindre un studio pour pouvoir pratiquer plus en profondeur. Au final j’aurai fait moins de sessions cette année, mais sans aucun doute plus longues, plus intenses et avec des corrections très utiles.

Pas de stage en France

Contrairement aux années précédentes, la fin d’année n’est pas l’occasion de retourner en France, donner un stage à Nort-sur-Erdre, tester mes idées et faire un point sur ma pratique. J’avoue en sentir le besoin et en écrivant ce bilan, je me rends compte qu’il m’est cette fois difficile d’évaluer où j’en suis. Ca n’est cependant que partie remise avec déjà un stage au Sakura Dojo et un stage à Nort-sur-Erdre de prévus pour le début de l’année et quelques autres surprises que j’espère annoncer bientôt. 2016 se présente d’ores et déjà comme une année incroyable que j’ai hâte de commencer.

mercredi 30 décembre 2015

[DVD] Nihon Tai Jitsu - Les Bases / Dai Ni No Kata

Le dernier volet des DVDs Imagin’Arts vient  de sortir et m’est parvenu il y a maintenant une semaine. C’est un DVD que j’attendais particulièrement, d’une part parce qu’il « manquait » (les techniques de base n’étaient pas encore disponibles dans la collection Imagin’Arts) mais aussi parce qu’il inclue la nouvelle partie du cursus que je ne connais pas.

En termes de production, il n’y a  rien à dire. Ça reste dans la droite ligne de tous les DVDs que j’ai pu voir de Lionel Froidure (et ça en fait maintenant un bon paquet) : très bien réalisé, superbe qualité d’image, bref c’est pro.



Sur le contenu j’ai été un peu plus surpris par les choix pédagogiques de l’équipe technique. Tout d’abord parce que les techniques sont démontrées plusieurs fois et sous plusieurs angles (et au ralenti) mais sans aucune explication, ce qui n’était pas le cas dans les autres DVDs. J’ai trouvé ça un peu dommage en particulier dans le cas des bases parce qu’elles contiennent un certain nombre de principes qu’il aurait pu être utile de souligner verbalement. Je n’ai bien sur rien à dire sur la façon dont les techniques sont démontrées par nos experts, mais j’ai été un peu étonné que leurs démonstrations ne soient pas accompagnées d’explications. Tout le monde n’utilise pas les mêmes canaux de compréhension et pour beaucoup voir le mouvement ne suffit pas. Je ne crois pas d’ailleurs qu’un seul de ces experts enseigne de cette façon dans la réalité…

Ce DVD m’a aussi permis de finalement découvrir les techniques de base par sutemi et étranglements qui ont été ajoutées récemment et que je n’avais toujours pas vues. J’avais des doutes sur le fait d’ajouter de nouvelles bases et je dois dire que ceux-ci ont été confirmés… Si aucune de ces techniques n’est réellement nouvelle au sein du cursus, puisque depuis longtemps pratiquées au sein du Kihon Waza, et si avoir des bases sutemi/shime waza en plus des séries existantes atemi/kansetsu/nage waza est logique pour couvrir l’ensemble du panel technique de l’école, j’ai du mal à voir la logique de la construction. Tout simplement parce que les séries d’origine sont construites autour de 8 saisies de poignet, chacune offrant des options par atemi, clé ou projection. La nouvelle serie en revanche se divise en 4 techniques par sutemi et 4 par étranglement, sur tsuki, shomen uchi ou encore une saisie de manche… Encore une fois, ces techniques ont tout à fait leur place dans le cursus de l’école, c’est sur l’endroit où on les place que j’ai quelques doutes (non pas qu’on me demande mon avis cela dit).

La dernière partie du DVD contient le Dai Ni no Kata, qui vient d’une certaine façon remplacer le Tai Sabaki no Kata en France. Positionné comme la suite logique du Kihon Kata (kata de base de Nihon Jujutsu) qui insiste notamment sur les tai sabaki Hiraki et Irimi, le Dai Ni no Kata est plus complexe et est déjà dans l’idée d’un randori. Honnêtement je n’ai pas compris le sens du kata en regardant le DVD. J’en comprends bien les mouvements, mais pas la logique qui est derrière, bref sa raison d’être et ce qu'il apporte par rapport aux autres kata de l'école. Typiquement j’aurais aimé que l’équipe techniques donne des d’explications à ce niveau n'ayant pas l'occasion de participer aux stages. Je vais donc poser quelques questions dans les semaines à venir pour qu’on m’explique ce que ce kata apporte spécifiquement.

Au final, et malgré mes critiques, ce DVD reste un excellent support. Les techniques de base sont au cœur de la méthode et je suis content qu’elles aient finalement été filmées par la direction technique. Ce DVD est à mon avis un excellent aide mémoire pour tout pratiquant sérieux de l'école.

dimanche 20 décembre 2015

L’aventure du blog

J’ai ouvert ce blog il y a plus de 7 ans maintenant, en octobre 2008, dans le but de partager mes rencontres avec mes amis, a fortiori suite à mon départ pour Hong Kong, parce que c’était finalement plus simple et flexible que d’envoyer un email à tout le monde. Je l’ai fait sans attente particulière, et clairement sans espérer de visites autres que celles de ces quelques personnes.

Et puis je me suis pris au jeu, et pendant sept longues années j’ai raconté mes entrainements, mes rencontres, mes découvertes et mes doutes. Le trafic n’a jamais vraiment décollé mais le blog a commencé à être visité par des personnes que je ne connaissais pas, et paradoxalement je ne suis pas sûr qu’une seule des personnes pour qui il a été créé à l’origine le  lise toujours.

Après tout ce temps et les centaines d’articles publiés, je suis heureux d’avoir tenté l’expérience, ne serait-ce que parce que ce blog est le témoignage de mon parcours et de mes avancées. En relisant de vieux articles, je me souviens d’où j’étais, en comparaison de là ou je me situe maintenant, parfois dans la continuité, parfois à l’exact opposé.

Mais au-delà du côté « journal de bord », et sans être à un niveau comparable à celui de certains bloggeurs incontournables, le blog et YouTube m’ont paradoxalement donné une certaine visibilité alors que je suis de l’autre côté de la planète. Aucun des deux canaux n’avait été prévu pour ça, mais c’est un dommage collatéral agréable. Agréable parce que cette visibilité permet des rencontres, des contacts, des opportunités. Rencontrer Stéphane du Sakura Dojo, écrire dans Dragon, être interviewé par Lionel Froidure dans son DVD sur Washizu sensei en sont quelques exemples.

C’est donc avec plaisir que j’espère continuer à vous raconter ma vie pendant ces 7 prochaines années.

vendredi 18 décembre 2015

Remettre la pratique dans son contexte

Alors que ma compréhension de la pratique s’affine, ou du moins qu’elle prend une direction assez claire, je m’aperçois de la distance qui me sépare maintenant de mes premières années. Alors que je pratiquais de façon plutôt athlétique, et en me focalisant sur une certaine efficacité technique alliée à une recherche de puissance/explosivité, ces dernières années m’ont permis de mieux comprendre le contexte d’origine des Bujutsu et l’impact que ce contexte a sur la pratique.

On ne bouge pas dans les Bujutsu comme en boxe. Le choix est délibéré et contextuel. Sans armes, en un contre un, et avec des règles clairement délimitées, les choix de la boxe permettront de s’en sortir au mieux. La position sera plus fermée et permettra de se protéger des chocs. Au sabre contre plusieurs opposants, il faudra au contraire pouvoir bouger dans toutes les directions, chose difficile avec une posture fermée.

La façon même de marcher au Japon avant l’ère Meiji (la fameuse Namba Aruki dans laquelle on ne vrille pas la colonne) a un impact net sur les choix techniques et on s’aperçoit rapidement que certaines techniques de Jujutsu deviennent très difficiles à réaliser sans force sans respecter cette idée. Encore une fois il ne s’agit pas de juger quelle est la meilleure option, mais de comprendre quel est le contexte qui a donné naissance à nos pratiques. Un exemple qui m’avait frappé de ce point de vue, était l’explication donnée par Maul Mornie sur la façon de combattre du SSBD. Au Brunei, dans son village construit sur l’eau, les ponts pour traverser sont relativement étroits, et il est évident que sortir franchement de la ligne d’attaque revient à se donner en pitance aux crocodiles. Prendre le centre en restant sur la ligne et en faire sortir l’adversaire est nécessaire.

Dans les arts japonais, j’ai souvent l’impression que le contexte a été oublié. L’utilisation des armes par exemple a un impact crucial sur les choix techniques. Est-il utile d’avoir une immobilisation aussi forte qu’en JJB quand il suffit de maintenir son adversaire une seconde avant de lui trancher la gorge ? Est-il même utile d’essayer de contrôler au sol quand il suffit de sortir son arme après la projection pour couper ce qui passe ? J’ai récemment proposé à mes élèves ce type de mise en situation en partant des techniques de base du NTJ. D’autant plus intéressant que ces techniques démarrent sur saisie de poignet et donc potentiellement sur une tentative de contrôle de Tori avant qu’il dégaine son sabre. Rendre Uke actif en lui demandant d’utiliser la saisie pour prendre l’avantage sur Tori, rendre Tori plus présent pour qu’il évite d’être pris, mais aussi le mettre dans l’esprit d’une victoire définitive qui lui permettra d’utiliser les armes à sa disposition.

Pas facile de faire du JJB comme ça

Comprendre le contexte de création de sa pratique, c’est comprendre ce que l’on fait et pourquoi on le fait. C’est ce qui donne sens à la pratique martiale. Un choix n’est meilleur qu’un autre que dans un contexte spécifique.

mercredi 16 décembre 2015

Xavier Duval au Sakura Dojo (Belgique) – 31 janvier

Je suis le blog du Sakura dojo depuis quelques années maintenant, avec d’autant plus de plaisir que les sujets abordés et les adeptes invités par Stéphane Crommelynck font partie de ceux qui m’intéressent le plus. La bienveillance présente dans les articles, la qualité des vidéos proposées ainsi que les commentaires élogieux de Leo Tamaki sur son blog, me titillaient depuis un petit moment déjà, mais il me manquait toujours l’opportunité de passer, faute de venir en Europe aussi souvent que je le voudrais.

Stéphane Crommelynck

Je connais mal la Belgique et j’avoue (avec un peu de honte) n’y être allé qu’une fois dans ma vie, il y a maintenant plus de 15 ans. Mais la vie nous réservant parfois des surprises, j’ai la chance depuis près d’un an de travailler pour une entreprise belge et de pouvoir aller passer quelques jours au siège en début d’année. Sautant sur l’occasion, j’ai contacté Stéphane pour visiter son dojo. Très gentiment, Stephane a accepté et m’a proposé de donner un cours.

Si je ne suis pas forcément très confiant à l’idée de donner un cours juste entre les venues d’Hino sensei et de Léo, je suis extrêmement heureux à l’idée de ces belles rencontres qui s’annoncent.


Xavier Duval au Sakura Dojo
Rue Zaine, 1
1325 Chaumont-Gistoux
Dimanche 31 janvier de 10h00 à 12h30
Stage gratuit ouvert a tous groupements, disciplines et niveaux
info@sakuradojo.be

jeudi 10 décembre 2015

Stage de Nihon Tai Jitsu à Nort sur Erdre (44) - 6/7 février 2016

Pour la troisième fois, je me rendrai à Nort sur Erdre en février pour un stage annuel de Nihon Tai Jitsu. Apres deux éditions le dernier weekend de l’année, c’est cette fois pendant le nouvel an chinois que j’aurai le plaisir de venir échanger avec le NAC Hapkido et tous ceux qui voudront nous y rejoindre.

Les deux premières éditions ont été pour moi une véritable bouffée d’air frais. Habitué à avoir seulement une poignée de personnes à Hong Kong, pas forcément toujours assidues à cause de leurs emplois du temps, c’est toujours une joie de voir autant de gens passionnés et curieux, et qui pour certains parcourent quelques centaines de kilomètres pour participer.

C’est aussi une bouffée d’air frais par son format. Passer une dizaine d’heures avec le même groupe sur un week-end permet à la fois de rentrer dans les détails et de présenter ma pratique de la façon la plus complète possible, mais aussi clairement d’essayer de nouvelles choses. Avoir un grand nombre de partenaires, bien formés et capables de recevoir me permet de me lâcher un peu plus. La première édition en 2013 avait clairement libéré des choses, et il en fut de même en 2014. Je suis donc impatient de voir ce que débloquera cette édition.

Enfin, et c’est le plus important, j’ai toujours un plaisir immense à retrouver le groupe et à voir leur évolution d’une année sur l’autre. Romain bien sur dont le talent ne fait que se confirmer un peu plus chaque année, mais aussi tous ceux qui me font l’amitié de venir et dont je ne citerai pas les noms de peur d’en oublier.

Si vous êtes dans la région, ou que vous êtes prêts à faire le voyage, n’hésitez pas !

lundi 7 décembre 2015

Akuzawa sensei à Hong Kong - Mars 2016

Je suis très heureux de recevoir Akuzawa sensei une fois de plus à Hong Kong.
Après un premier stage d'une journée en mars 2014, puis un stage avec Manabu en août,  les séminaires d'Aunkai à Hong commencent à se rapprocher et une dynamique se crée. Si nous sommes encore loin de l'engouement qui existe en France, Hong Kong étant un endroit un peu compliqué martialement parlant, nous faisons des progrès et la visite de sensei en est un bon signe.






J'en ai d'ailleurs profité pour faire une petite vidéo promotionnelle à partir d'extraits filmés en 2014 et qui n'étaient jamais sortis. J'espère qu'elle vous plaira


dimanche 6 décembre 2015

Diner annuel du Seishin Tanren Dojo

Le 22 novembre était l'occasion pour le Seishin Tanren dojo de se réunir pour notre diner annuel. Un franc-succès je dois dire, surtout en comparaison de celui de l'an dernier qui n'avait finalement vu que trois personnes autour de la table.

Nous étions cette fois onze, dont les compagnes de certains membres. Vraiment un bon moment, après un entrainement également très sympathique et qui a été observé par deux visiteurs que j'espère retrouver bientôt sur les tatamis.