mercredi 28 janvier 2015

« Un corps sans douleur » – Christophe Carrio



Un corps sans douleur, une belle promesse qui ne pouvait me laisser indifférent, en particulier en ce moment. J’ai toujours eu un corps relativement douloureux, rempli de nœuds et de tensions, avec des muscles trop courts qui tirent un peu partout, d’une part pour des raisons innées, d’autre part parce que je me suis très mal entrainé pendant de nombreuses années. Si ces cinq dernières années ont assez largement rebattu les cartes, j’ai depuis plusieurs mois des douleurs persistantes et désagréables : genoux, bas du dos, tendinite au pouce puis maintenant tendinite au coude, nœuds dans le haut du dos et les épaules, hanches un peu bloquées, etc. Certains de ces éléments sont hérités du passé, d’autres sont probablement liés à un surmenage ces derniers mois qui a amené mon corps et mon cerveau à me lâcher progressivement.



C’est donc avec un intérêt non dissimulé que j’ai ouvert cet ouvrage, connaissant l’excellente réputation de Christophe Carrio dans le domaine de la préparation physique et de la récupération.

Le livre est comme attendu très clair, incluant une partie théorique, de nombreuses explications simples et claires, des moyens pour s’auto-diagnostiquer et surtout (car c’est le plus important) agir. Les actions sont de plusieurs ordres, tout d’abord les auto-massages, ensuite les exercices de correction posturale, enfin des exercices de gainage.

La partie qui m’intéresse le plus est clairement les auto-massages, puisque mes pratiques de l’Aunkai et du Yoga contribuent déjà à corriger ma posture et a préparer mon corps. J’ai investi hier dans un rouleau de massage, un modèle différent de celui conseillé par Christophe Carrio qui est apparemment un peu violent pour certaines parties du corps, surtout au début. Le modèle The Grid de Trigger Point ayant une excellente réputation et étant apparemment le plus solide et versatile d’entre eux, j’ai opté pour celui-ci.



 
Apres une première séance hier, j’ai découverte avec stupéfaction que je m’étais déjà débarrassé des douleurs intenses qui me bloquaient au niveau des épaules. J’ai aussi joué un peu avec pour réduire la tension dans mes bras et soulager ma tendinite, puis j’ai travaillé sur mes cuisses et mes hanches, responsables de mes problèmes de genoux. Si la douleur est parfois intense, l’objet est vraiment facile d’utilisation et après une dizaine de minutes je me sentais vraiment bien. Ca rentrera donc maintenant dans ma routine quotidienne.

Je recommande fortement cet ouvrage à toutes les personnes qui ont comme moi des nœuds un peu partout ou qui cherchent tout simplement à aider leur corps à récupérer plus vite.

mercredi 21 janvier 2015

A un an d’intervalle

Cette année, comme l’an dernier, je suis allé dans le dojang de Romain pour présenter ma pratique. Comme l’an dernier une partie a été filmée, et comme l’an dernier j’ai fait un montage vidéo des bouts que je trouvais intéressants/utilisables. Il n’y a de fait pas tout dans ces vidéos. Parce que tout n’a malheureusement pas pu être filmé, parce que 10h de stage se résument difficilement en 10 minutes, parce que le format oblige à raconter une histoire différente et à se priver de la sensation pour se concentrer sur le visuel.

Mais la vidéo reste un outil utile, voire passionnant. Au-delà du plaisir de se regarder balancer des vannes tout en tentant de ne pas tomber de fatigue, c’est l’occasion d’analyser sa façon de bouger avec un œil extérieur. A un instant T, mais aussi en comparaison d’un instant T-1. Car la pratique est vivante et ce qui compte c’est avant tout son évolution. Une fois terminé le montage, j’ai donc regardé la vidéo de l’année précédente.

Les changements observés confirment les propos de Romain à la fin du stage « tu es dans la même ligne que l’an dernier mais c’est beaucoup plus incisif ». En comparant les deux années, j’ai l’impression d’avoir effectué un travail plus épuré, plus propre, plus tranchant, et ce malgré le décalage horaire que je n’avais pas eu la fois d’avant. Il reste bien évidemment des déchets, c’est certain. Certains que je perçois déjà, d’autres que j’espère percevoir bientôt. Mais plus que la qualité (ou son absence) de ce qui est présenté, c’est l’évolution positive qui compte. C’est a fortiori encore plus marquant si je compare à des vidéos filmées alors que je vivais encore en France. Alors que nous parlions de cette époque avec Manu lors du stage il me confirmait ce que je savais déjà par ces mots : « tu étais dur ». C’est vrai et ces fichiers sont là pour me le rappeler. 

 Décembre 2014


Décembre 2013

mardi 13 janvier 2015

Souvenirs de Nort-sur-Erdre



Suite au stage de Nort-sur-Erdre, Romain, enseignant au NAC Hapkido, m’a envoyé deux photos du stage retouchées et encadrées.


La première est une photo avec lui et Manu, également pratiquant de Hapkido et qui était à nos débuts l’assistant du cours. Il fut d’ailleurs le premier gradé du dojang. Si j’ai au final passé un temps relativement limité à pratiquer le Hankido à leurs côtés (2 ans), c’est une période qui reste chère à mes yeux du fait des liens d’amitié qui y ont vu le jour. Manu devait normalement travailler ce jour-là mais un changement d’emploi du temps lui a permis de se libérer et de venir d’Orléans. Ce fut une excellente surprise, d’autant que nous n’avions pas pu pratiquer ensemble depuis bientôt sept ans.
 


La deuxième photo a été prise après la fin du stage alors que nous nous amusions avec le mode rafale. Moi avec des sutemi, Romain avec les formes Hankido, et parfois nous deux en les combinant.

Ces photos sont à l’image de ce stage, toutes entières tournées vers le partage et l’amitié.

lundi 5 janvier 2015

Shiatsu et pratique martiale



Mes vacances en France m’ont donné l’occasion de m’exposer un peu plus au Shiatsu, en tant que receveur mais aussi en tant que donneur. Le Shiatsu, comme toute pratique ayant une approche globale du corps, m’intéresse particulièrement et si je n’ai jamais eu l’occasion de suivre une formation mes recherches ainsi que ma pratique martiale et les nombreuses heures à passer entre les mains de masseurs et ostéopathes en tout genre m’ont donné certaines clés (certes limitées) de compréhension : écoute et lecture du corps et de ses tensions, génération de force pour appliquer les pressions sans être rejeté par le receveur, compréhension basique de la mécanique du corps.


En tant receveur

A la fin de la première journée du stage de Nort-sur-Erdre, Patrice m’a gentiment proposé une séance pour me remettre d’aplomb. Proposition qui ne pouvait guère mieux tomber après deux semaines de grippe et problèmes intestinaux, 24h de voyage sans vraiment dormir et dans des positions assez contraignantes, des problèmes de sommeil les jours précédents et un stress professionnel qui atteignait quelques sommets. Sans compter 5 ou 6 heures de stage dans un état second avec le décalage horaire.

Patrice suit une formation de Shiatsu depuis un an et demi. Pratiquant aguerri d’arts martiaux, tailleur de pierre et doué d’une grande empathie, je partais vraiment en confiance pour cette séance et je n’ai pas été déçu. Assez rapidement il a su repérer tous (ou une grande partie de) mes problèmes avant de leur apporter les traitements nécessaires. Parfois en passant par des voies détournées quand mon corps ne pouvait plus recevoir, en passant par exemple via mes mollets et mes pieds quand mes cuisses ne supportaient plus la douleur.

Après plus d’une heure de traitement, j’étais un homme nouveau. Pas totalement rétabli bien sûr, mais un certain nombre de tensions avaient été évacuées, je me sentais moins fatigué et plus « propre ». La nuit suivante est passée plus facilement (aidé également par des cachetons je dois l’avouer) et je me sentais nettement mieux le dimanche pour la seconde partie du stage. Merci à lui donc pour le temps qu’il m’a consacré et la qualité du traitement prodigué.


En tant que donneur

J’ai dans ma famille quelques cas intéressants pour pratiquer des soins corporels, en particulier ma mère et ma sœur, toutes deux ayant de gros problèmes d’épaules et de nuque. C’est cette fois surtout à ma sœur qui avait fait le déplacement à Paris pour me voir que j’ai pratiqué. Progressivement bien sûr du fait qu’encore une fois je n’ai pas reçu de formation spécifique.

Depuis le mois d’octobre et malgré trois séances d’ostéopathie, elle ne peut plus tourner la tête complètement du côté droit et a de fortes douleurs dans les épaules et la nuque. Le premier jour je me suis concentré sur cette zone, quelques minutes, en testant les différents méridiens et en recherchant les zones de blocage. Une fois trouvées, je me suis efforcé de les débloquer. La séance a été rapide, une dizaine de minutes, parce que je voulais d’abord voir les résultats le lendemain avant d’aller plus loin (quitte à ne pas insister). Nous avons aussi parlé du fait qu’elle avait peut-être une jambe plus courte que l’autre, et d’un simple coup d’œil j’ai pu vérifier qu’il y avait en tout cas une différence de niveau entre ses hanches, la hanche gauche plus basse pouvant de ce fait tirer sur l’épaule gauche qui pourrait ainsi bloquer la rotation de la tête vers la droite. Je ne sais pas en revanche si le problème est dû à la longueur de la jambe ou à un problème de bassin et je l’ai renvoyée à un spécialiste sur ce point.

Le deuxième jour, je l’ai interrogée sur son ressenti et elle m’a confirmé que ça allait mieux et qu’elle n’avait pas été aussi bien depuis des mois même si la rotation restait difficile. Nous sommes donc passés à l’étape supérieure avec une séance complète pour relâcher les tensions dans les épaules et la nuque mais aussi attaquer le problème du bassin qui participe certainement aux contraintes exercées. La séance a été relativement douloureuse et ce même si je n’exerçais pas forcement une très grande pression. Certains points sur les pieds notamment ont provoqué quelques cris de douleur alors que mon doigt était juste placé mais n’exerçait pas encore de pression. Bref, elle a douillé et il y avait certainement un paquet de choses à remettre en place. Elle est ensuite repartie chez elle et j’ai attendu (impatiemment) les résultats.

Ceux-ci ont été extrêmement intéressants. Le lendemain en tournant la tête vers un de ses collègues qui l’appelait, elle a ressenti une très forte douleur, presque électrique. Puis plus rien. Quelques minutes après elle tournait la tête normalement, comme si de rien n’était. Depuis tout semble tenir, ce qui est vraiment une excellente nouvelle. Il lui faudra maintenant aller voir un professionnel régulièrement pour continuer à travailler sur les causes, certainement nombreuses et toujours présentes.

Ces dernières années ma pratique martiale s’est fortement adoucie et ma sensibilité jusque-là inexistante a augmenté. Si elle reste d’un niveau encore relativement bas, elle me permet en revanche de commencer à voir les ponts qui existent entre des arts destructeurs et thérapeutiques dans la façon de ressentir et d’appliquer la force. Ce sont des liens particulièrement intéressants de mon point de vue et que j’espère avoir l’occasion de creuser d’avantage.