jeudi 31 décembre 2015

Bilan 2015

2013 avait été une année de grands changements dans ma pratique martiale, qui m’avait permis de compléter un cycle et d’en commencer un autre en remettant tout à plat. Le stage de Nort-sur Erdre avait terminé cette période de la meilleure des manières en confirmant la direction de mon travail et en ouvrant de nouvelles portes.

2014 était une année de développement. Après avoir tout remis à plat et amorcé des pistes claires, cette année m’avait permis d’affiner ma compréhension des principes et leurs applications possibles. Encore une fois le stage de Nort-sur-Erdre avait terminé l’année en m’offrant la possibilité de tester le travail réalisé.

Après ces deux années intenses, je souhaitais que 2015 soit une année de consolidation. On ne peut pas tout changer chaque année et il faut parfois se laisser le temps d’intégrer les choses.  J’aurai pourtant pratiqué plus ou moins autant que l’année avec 88 sessions de NTJ, 62 d’Aikido, 298 d’Aunkai et 141 de Yoga.

Quelques blessures récurrentes

L’année a été marquée par des douleurs récurrentes et notamment une tendinite au coude droit que j’ai trainé pendant près d’un an de façon intermittente et qui m’a malheureusement poussé à passer un peu moins de temps sur les tatamis que ce que j’aurais voulu. Le problème est heureusement aujourd’hui en très grande partie réglé.

Naissance du Seishin Tanren Dojo

Après plus de 3 ans a enseigner le NTJ à Hong Kong et 2 ans à diriger un groupe d’études d’Aunkai, je souhaitais pouvoir donner un meilleure visibilité à l’Aunkai, au niveau de mon investissement personnel dans cette pratique. Le nom « Nihon Tai Jitsu Hong Kong » devenait réducteur par rapport à ce que nous pratiquions et il me semblait essentiel de le changer et d’en profiter pour rafraichir la communication du dojo.

Suite à une conversation avec Akuzawa sensei, nous avons décidé d’appeler le dojo « Seishin Tanren », un concept dans lequel je me retrouve véritablement. Le changement nom a été suivi d’un nouveau site internet, plus moderne et dynamique, ainsi que d’une nouvelle page Facebook, mais aussi pour la première fois de publicité (également sur Facebook). J’avais jusqu’ici évité de passer par la publicité, peu convaincu de l’efficacité ici, mais je dois reconnaitre avoir eu quelques contacts de cette manière et plusieurs personnes sont venus découvrir notre pratique ces derniers mois.

Sortie de mon E-book

J’avais débuté la rédaction d’un Ebook en anglais sur le Nihon Tai Jitsu en 2014, pour permettre notamment à mes élèves d’avoir un ouvrage auquel se référer. Je m’y suis lancé tête baissée sans forcément réaliser le temps nécessaire à sa finalisation. Il sortira finalement en juin 2015, d’abord accessible uniquement en passant par moi, puis sur la plateforme Payhip, avant de débarquer sur Amazon en novembre.

Quelques moments exceptionnels

Chaque année offre son lot de rencontres et d’évènements marquants. Comme chaque année je me suis rendu à Tokyo pour pratiquer sous la direction d’Akuzawa sensei. Une seule fois en début d’année  malheureusement mais j’en profiterai pour inviter Manabu qui viendra au cours de l’été pour donner un stage d’Aunkai et de Shiatsu. Un stage en fin d’année à Hong Kong était également prévu mais aura finalement lieu en mars avec Akuzawa sensei.

Pour la troisième fois je me suis également rendu au festival annuel de la All Japan Budo Federation pour représenter le Nihon Tai Jitsu. Comme toujours, la démonstration a été faite dans des conditions peu idéales, sans réellement de préparation et avec un partenaire ne connaissait pas l’école, mais malgré tout le résultat a été convenable.

Cette année a aussi été exceptionnelle par les opportunités qui m’ont été offertes. Je pense notamment à l’interview publiée sur le site Paresse Martiale ou encore l’occasion d’ecrire pour le magazine « Dragon Spécial Aikido ».

Reprise des cours de Yoga

Suite a la fermeture de mon studio de Yoga en 2010, je pratiquais régulièrement mais uniquement chez moi. Une pratique qui m’a beaucoup aidé à m’assouplir, me détendre et créer un peu d’espace dans mon corps, mais arrivé au bout d’un cycle, j’ai senti que reprendre des cours me serait vraiment utile.

Lorsque Kino MacGregor est passée à Hong Kong, j’ai évidemment sauté sur l’occasion. Kino est une Yogi exceptionnelle, incroyablement souriante, très pédagogue et dotée d’un grand sens de l’humour. J’étais bien sur incapable de faire la moitié des mouvements mais ces quelques sessions m’ont encouragé à rejoindre un studio pour pouvoir pratiquer plus en profondeur. Au final j’aurai fait moins de sessions cette année, mais sans aucun doute plus longues, plus intenses et avec des corrections très utiles.

Pas de stage en France

Contrairement aux années précédentes, la fin d’année n’est pas l’occasion de retourner en France, donner un stage à Nort-sur-Erdre, tester mes idées et faire un point sur ma pratique. J’avoue en sentir le besoin et en écrivant ce bilan, je me rends compte qu’il m’est cette fois difficile d’évaluer où j’en suis. Ca n’est cependant que partie remise avec déjà un stage au Sakura Dojo et un stage à Nort-sur-Erdre de prévus pour le début de l’année et quelques autres surprises que j’espère annoncer bientôt. 2016 se présente d’ores et déjà comme une année incroyable que j’ai hâte de commencer.

mercredi 30 décembre 2015

[DVD] Nihon Tai Jitsu - Les Bases / Dai Ni No Kata

Le dernier volet des DVDs Imagin’Arts vient  de sortir et m’est parvenu il y a maintenant une semaine. C’est un DVD que j’attendais particulièrement, d’une part parce qu’il « manquait » (les techniques de base n’étaient pas encore disponibles dans la collection Imagin’Arts) mais aussi parce qu’il inclue la nouvelle partie du cursus que je ne connais pas.

En termes de production, il n’y a  rien à dire. Ça reste dans la droite ligne de tous les DVDs que j’ai pu voir de Lionel Froidure (et ça en fait maintenant un bon paquet) : très bien réalisé, superbe qualité d’image, bref c’est pro.



Sur le contenu j’ai été un peu plus surpris par les choix pédagogiques de l’équipe technique. Tout d’abord parce que les techniques sont démontrées plusieurs fois et sous plusieurs angles (et au ralenti) mais sans aucune explication, ce qui n’était pas le cas dans les autres DVDs. J’ai trouvé ça un peu dommage en particulier dans le cas des bases parce qu’elles contiennent un certain nombre de principes qu’il aurait pu être utile de souligner verbalement. Je n’ai bien sur rien à dire sur la façon dont les techniques sont démontrées par nos experts, mais j’ai été un peu étonné que leurs démonstrations ne soient pas accompagnées d’explications. Tout le monde n’utilise pas les mêmes canaux de compréhension et pour beaucoup voir le mouvement ne suffit pas. Je ne crois pas d’ailleurs qu’un seul de ces experts enseigne de cette façon dans la réalité…

Ce DVD m’a aussi permis de finalement découvrir les techniques de base par sutemi et étranglements qui ont été ajoutées récemment et que je n’avais toujours pas vues. J’avais des doutes sur le fait d’ajouter de nouvelles bases et je dois dire que ceux-ci ont été confirmés… Si aucune de ces techniques n’est réellement nouvelle au sein du cursus, puisque depuis longtemps pratiquées au sein du Kihon Waza, et si avoir des bases sutemi/shime waza en plus des séries existantes atemi/kansetsu/nage waza est logique pour couvrir l’ensemble du panel technique de l’école, j’ai du mal à voir la logique de la construction. Tout simplement parce que les séries d’origine sont construites autour de 8 saisies de poignet, chacune offrant des options par atemi, clé ou projection. La nouvelle serie en revanche se divise en 4 techniques par sutemi et 4 par étranglement, sur tsuki, shomen uchi ou encore une saisie de manche… Encore une fois, ces techniques ont tout à fait leur place dans le cursus de l’école, c’est sur l’endroit où on les place que j’ai quelques doutes (non pas qu’on me demande mon avis cela dit).

La dernière partie du DVD contient le Dai Ni no Kata, qui vient d’une certaine façon remplacer le Tai Sabaki no Kata en France. Positionné comme la suite logique du Kihon Kata (kata de base de Nihon Jujutsu) qui insiste notamment sur les tai sabaki Hiraki et Irimi, le Dai Ni no Kata est plus complexe et est déjà dans l’idée d’un randori. Honnêtement je n’ai pas compris le sens du kata en regardant le DVD. J’en comprends bien les mouvements, mais pas la logique qui est derrière, bref sa raison d’être et ce qu'il apporte par rapport aux autres kata de l'école. Typiquement j’aurais aimé que l’équipe techniques donne des d’explications à ce niveau n'ayant pas l'occasion de participer aux stages. Je vais donc poser quelques questions dans les semaines à venir pour qu’on m’explique ce que ce kata apporte spécifiquement.

Au final, et malgré mes critiques, ce DVD reste un excellent support. Les techniques de base sont au cœur de la méthode et je suis content qu’elles aient finalement été filmées par la direction technique. Ce DVD est à mon avis un excellent aide mémoire pour tout pratiquant sérieux de l'école.

dimanche 20 décembre 2015

L’aventure du blog

J’ai ouvert ce blog il y a plus de 7 ans maintenant, en octobre 2008, dans le but de partager mes rencontres avec mes amis, a fortiori suite à mon départ pour Hong Kong, parce que c’était finalement plus simple et flexible que d’envoyer un email à tout le monde. Je l’ai fait sans attente particulière, et clairement sans espérer de visites autres que celles de ces quelques personnes.

Et puis je me suis pris au jeu, et pendant sept longues années j’ai raconté mes entrainements, mes rencontres, mes découvertes et mes doutes. Le trafic n’a jamais vraiment décollé mais le blog a commencé à être visité par des personnes que je ne connaissais pas, et paradoxalement je ne suis pas sûr qu’une seule des personnes pour qui il a été créé à l’origine le  lise toujours.

Après tout ce temps et les centaines d’articles publiés, je suis heureux d’avoir tenté l’expérience, ne serait-ce que parce que ce blog est le témoignage de mon parcours et de mes avancées. En relisant de vieux articles, je me souviens d’où j’étais, en comparaison de là ou je me situe maintenant, parfois dans la continuité, parfois à l’exact opposé.

Mais au-delà du côté « journal de bord », et sans être à un niveau comparable à celui de certains bloggeurs incontournables, le blog et YouTube m’ont paradoxalement donné une certaine visibilité alors que je suis de l’autre côté de la planète. Aucun des deux canaux n’avait été prévu pour ça, mais c’est un dommage collatéral agréable. Agréable parce que cette visibilité permet des rencontres, des contacts, des opportunités. Rencontrer Stéphane du Sakura Dojo, écrire dans Dragon, être interviewé par Lionel Froidure dans son DVD sur Washizu sensei en sont quelques exemples.

C’est donc avec plaisir que j’espère continuer à vous raconter ma vie pendant ces 7 prochaines années.

vendredi 18 décembre 2015

Remettre la pratique dans son contexte

Alors que ma compréhension de la pratique s’affine, ou du moins qu’elle prend une direction assez claire, je m’aperçois de la distance qui me sépare maintenant de mes premières années. Alors que je pratiquais de façon plutôt athlétique, et en me focalisant sur une certaine efficacité technique alliée à une recherche de puissance/explosivité, ces dernières années m’ont permis de mieux comprendre le contexte d’origine des Bujutsu et l’impact que ce contexte a sur la pratique.

On ne bouge pas dans les Bujutsu comme en boxe. Le choix est délibéré et contextuel. Sans armes, en un contre un, et avec des règles clairement délimitées, les choix de la boxe permettront de s’en sortir au mieux. La position sera plus fermée et permettra de se protéger des chocs. Au sabre contre plusieurs opposants, il faudra au contraire pouvoir bouger dans toutes les directions, chose difficile avec une posture fermée.

La façon même de marcher au Japon avant l’ère Meiji (la fameuse Namba Aruki dans laquelle on ne vrille pas la colonne) a un impact net sur les choix techniques et on s’aperçoit rapidement que certaines techniques de Jujutsu deviennent très difficiles à réaliser sans force sans respecter cette idée. Encore une fois il ne s’agit pas de juger quelle est la meilleure option, mais de comprendre quel est le contexte qui a donné naissance à nos pratiques. Un exemple qui m’avait frappé de ce point de vue, était l’explication donnée par Maul Mornie sur la façon de combattre du SSBD. Au Brunei, dans son village construit sur l’eau, les ponts pour traverser sont relativement étroits, et il est évident que sortir franchement de la ligne d’attaque revient à se donner en pitance aux crocodiles. Prendre le centre en restant sur la ligne et en faire sortir l’adversaire est nécessaire.

Dans les arts japonais, j’ai souvent l’impression que le contexte a été oublié. L’utilisation des armes par exemple a un impact crucial sur les choix techniques. Est-il utile d’avoir une immobilisation aussi forte qu’en JJB quand il suffit de maintenir son adversaire une seconde avant de lui trancher la gorge ? Est-il même utile d’essayer de contrôler au sol quand il suffit de sortir son arme après la projection pour couper ce qui passe ? J’ai récemment proposé à mes élèves ce type de mise en situation en partant des techniques de base du NTJ. D’autant plus intéressant que ces techniques démarrent sur saisie de poignet et donc potentiellement sur une tentative de contrôle de Tori avant qu’il dégaine son sabre. Rendre Uke actif en lui demandant d’utiliser la saisie pour prendre l’avantage sur Tori, rendre Tori plus présent pour qu’il évite d’être pris, mais aussi le mettre dans l’esprit d’une victoire définitive qui lui permettra d’utiliser les armes à sa disposition.

Pas facile de faire du JJB comme ça

Comprendre le contexte de création de sa pratique, c’est comprendre ce que l’on fait et pourquoi on le fait. C’est ce qui donne sens à la pratique martiale. Un choix n’est meilleur qu’un autre que dans un contexte spécifique.

mercredi 16 décembre 2015

Xavier Duval au Sakura Dojo (Belgique) – 31 janvier

Je suis le blog du Sakura dojo depuis quelques années maintenant, avec d’autant plus de plaisir que les sujets abordés et les adeptes invités par Stéphane Crommelynck font partie de ceux qui m’intéressent le plus. La bienveillance présente dans les articles, la qualité des vidéos proposées ainsi que les commentaires élogieux de Leo Tamaki sur son blog, me titillaient depuis un petit moment déjà, mais il me manquait toujours l’opportunité de passer, faute de venir en Europe aussi souvent que je le voudrais.

Stéphane Crommelynck

Je connais mal la Belgique et j’avoue (avec un peu de honte) n’y être allé qu’une fois dans ma vie, il y a maintenant plus de 15 ans. Mais la vie nous réservant parfois des surprises, j’ai la chance depuis près d’un an de travailler pour une entreprise belge et de pouvoir aller passer quelques jours au siège en début d’année. Sautant sur l’occasion, j’ai contacté Stéphane pour visiter son dojo. Très gentiment, Stephane a accepté et m’a proposé de donner un cours.

Si je ne suis pas forcément très confiant à l’idée de donner un cours juste entre les venues d’Hino sensei et de Léo, je suis extrêmement heureux à l’idée de ces belles rencontres qui s’annoncent.


Xavier Duval au Sakura Dojo
Rue Zaine, 1
1325 Chaumont-Gistoux
Dimanche 31 janvier de 10h00 à 12h30
Stage gratuit ouvert a tous groupements, disciplines et niveaux
info@sakuradojo.be

jeudi 10 décembre 2015

Stage de Nihon Tai Jitsu à Nort sur Erdre (44) - 6/7 février 2016

Pour la troisième fois, je me rendrai à Nort sur Erdre en février pour un stage annuel de Nihon Tai Jitsu. Apres deux éditions le dernier weekend de l’année, c’est cette fois pendant le nouvel an chinois que j’aurai le plaisir de venir échanger avec le NAC Hapkido et tous ceux qui voudront nous y rejoindre.

Les deux premières éditions ont été pour moi une véritable bouffée d’air frais. Habitué à avoir seulement une poignée de personnes à Hong Kong, pas forcément toujours assidues à cause de leurs emplois du temps, c’est toujours une joie de voir autant de gens passionnés et curieux, et qui pour certains parcourent quelques centaines de kilomètres pour participer.

C’est aussi une bouffée d’air frais par son format. Passer une dizaine d’heures avec le même groupe sur un week-end permet à la fois de rentrer dans les détails et de présenter ma pratique de la façon la plus complète possible, mais aussi clairement d’essayer de nouvelles choses. Avoir un grand nombre de partenaires, bien formés et capables de recevoir me permet de me lâcher un peu plus. La première édition en 2013 avait clairement libéré des choses, et il en fut de même en 2014. Je suis donc impatient de voir ce que débloquera cette édition.

Enfin, et c’est le plus important, j’ai toujours un plaisir immense à retrouver le groupe et à voir leur évolution d’une année sur l’autre. Romain bien sur dont le talent ne fait que se confirmer un peu plus chaque année, mais aussi tous ceux qui me font l’amitié de venir et dont je ne citerai pas les noms de peur d’en oublier.

Si vous êtes dans la région, ou que vous êtes prêts à faire le voyage, n’hésitez pas !

lundi 7 décembre 2015

Akuzawa sensei à Hong Kong - Mars 2016

Je suis très heureux de recevoir Akuzawa sensei une fois de plus à Hong Kong.
Après un premier stage d'une journée en mars 2014, puis un stage avec Manabu en août,  les séminaires d'Aunkai à Hong commencent à se rapprocher et une dynamique se crée. Si nous sommes encore loin de l'engouement qui existe en France, Hong Kong étant un endroit un peu compliqué martialement parlant, nous faisons des progrès et la visite de sensei en est un bon signe.






J'en ai d'ailleurs profité pour faire une petite vidéo promotionnelle à partir d'extraits filmés en 2014 et qui n'étaient jamais sortis. J'espère qu'elle vous plaira


dimanche 6 décembre 2015

Diner annuel du Seishin Tanren Dojo

Le 22 novembre était l'occasion pour le Seishin Tanren dojo de se réunir pour notre diner annuel. Un franc-succès je dois dire, surtout en comparaison de celui de l'an dernier qui n'avait finalement vu que trois personnes autour de la table.

Nous étions cette fois onze, dont les compagnes de certains membres. Vraiment un bon moment, après un entrainement également très sympathique et qui a été observé par deux visiteurs que j'espère retrouver bientôt sur les tatamis.


mercredi 4 novembre 2015

Tominaga Shihan a Hong Kong – 31 Oct/2 Nov

Tominaga sensei, 6e dan Aikikai et élève d’Endo sensei nous a fait l’honneur de passer voir le Juntenkai dojo de Hong Kong avec quelques-uns de ses élèves. Je l’avais rencontré il y a 4 ans dans notre ancien dojo et il m’avait laissé une impression très positive.

Impression qui s’est confirmée dès les premières minutes. Tominaga sensei est un homme simple, charmant, loin de l’attitude de certaines « divas ». J’ai apprécié sa façon d’enseigner et d’être. Pas de cours magistral devant un public ébahi en seiza, beaucoup de temps laissé à la pratique, et au final peu de corrections pendant la pratique mais un regard bienveillant et constant. Ses élèves étaient charmants également et avaient manifestement a cœur de nous faire découvrir leur pratique. Suite à l’entrainement nous sommes tous allés diner ensemble dans un daipaidang avant d’aller boire quelques verres chez la famille Japonaise qui organisait. Une soirée très agréable où j’ai pu apprécie la simplicité de notre enseignant du jour qui est venu me servir un verre de sake et discuter un peu.

Techniquement je ne suis pas sûr qu’un CR soit particulièrement utile mais nous avons travaillé sur morote dori le samedi et tachi dori le lundi (je ne suis pas allé à la session du dimanche). Si ce que nous avons fait ne m’a pas époustouflé, les techniques étaient malgré tout très bien exécutées, exécutées de manière cohérente et avec une certaine efficacité. Si ça n’est pas l’Aikido qui me parle, j’ai quand même passé un très bon moment tant sur le tatami qu’en dehors.

vendredi 9 octobre 2015

Gérer ses blessures

J’aime la pratique. Sans doute un peu trop parfois et mon corps (ainsi que mon épouse) ont tendance parfois tendance à me le rappeler. Si elle le fait gentiment, c’est moins le cas de mon pauvre corps qui semble parfois arriver à saturation. Les entrainements quotidiens, jusqu’à trois par jour, laissent quelques marques et le fait de ne pas marquer de pause pendant l’année n’aide pas.

Je pourrais bien sur faire une pause, venir à l’entrainement et laisser mes élèves bosser pendant que je regarderais de ma chaise avec l’œil aiguisé du maitre. Et ça ne me frustrerait même pas. Au final j’ai décidé de chercher ce qui causait mes douleurs et comment je pouvais les diminuer.


S’entrainer différemment

C’est devenu un leitmotiv, ma pratique change constamment. En mieux ? Je ne sais pas, l’avenir nous le dira. Elle change, c’est tout. Depuis mon retour dans une salle de Yoga, j’ai pratiqué beaucoup de styles assez « durs » physiquement et les journées qui combinaient Aunkai le matin, Ashtanga au déjeuner et soirée au dojo n’étaient pas les plus reposantes. Tout ça était au final très Yang et je me suis dit qu’il me fallait peut-être équilibrer un peu mieux ma pratique.

Depuis quelques semaines, je n’assiste qu’à des cours de Yoga doux : Hatha 1, Yoga Therapy, ce genre de choses. Des cours qui insistent plus sur les fondations, vont plus lentement, et me permettent de relâcher les différentes parties de mon corps qui me font souffrir. Avec des résultats probants pour l’instant puisque mes douleurs sont devenues beaucoup plus ponctuelles.




Vivre différemment ?

L’aspect Yang  de ma pratique se retrouvait également dans ma vie quotidienne qui est relativement acide : un boulot prenant, un environnement bouillonnant, rien en fait qui favorise le relâchement. J’ai donc décidé de modifier quelques éléments pour réduire mon stress, et aussi augmenter mon temps libre.

La première chose a été de réduire les informations à ce dont j’ai besoin. Si je lisais les informations de façon mécanique pour m’occuper, ça ne m’apportait de fait pas grand-chose et le plus souvent je ne me souvenais plus de ce que j’avais lu 10 minutes après. Etre prévenu automatiquement de l’arrivée de mes mails n’était pas non plus aussi nécessaire que je voulais bien le croire et générait au final plus de stress qu’autre chose. Je ne réponds plus non plus au téléphone lorsque le numéro est inconnu, une bonne idée vu que plus de 90% des appels que je reçois sont de la part de telemarketeurs qui me déblatèrent des speechs en cantonais que je ne comprends pas avant de me raccrocher au nez.

En complément, j’ai aussi réduit drastiquement ma consommation de viande. Si je ne deviendrai pas végétarien, je reconnais que la viande n’est ni bénéfique à mon corps, ni à mon environnement, et c’était donc relativement logique.

Au final, il s’agit plus d’ajustements que de réels changements. Je fais à peu de choses près la même chose qu’avant, mais en plus adapté à mes besoins du moment. Et vous, vous faites comment pour soulager vos douleurs ?


mercredi 7 octobre 2015

Naissance du Seishin Tanren Dojo

Si vous lisez ce blog, j’imagine que vous ne découvrez pas le fait que j’enseigne le Nihon Tai Jitsu à Hong Kong depuis un peu plus de trois ans maintenant. Vous ne découvrez probablement pas non plus que j’y dirige un groupe de travail d’Aunkai depuis un peu moins de deux ans. Vous savez déjà tout en fait.

Depuis quelques temps, le format du site web du dojo, ainsi que son nom (Nihon Tai Jitsu Hong Kong) me posaient problème, car ils n’étaient plus représentatifs de notre pratique. Nous faisons bien du Nihon Tai Jitsu, et il n’est pas question que ça change, mais placer Aunkai sous le nom Nihon Tai Jitsu me parait au mieux trompeur, au pire générateur de confusion et il me semblait important que les deux disciplines puissent avoir une visibilité équivalente sous un nom qui recouperait l’ensemble.

J’ai parlé de cette idée à Akuzawa sensei qui l’a accueillie avec plaisir et m’a aidé à trouver un nom. Nous nous sommes arrêtés sur « Seishin Tanren » (精神鍛錬, la forge de l’esprit) un concept qui me parle particulièrement. Le terme Tanren (鍛錬) en particulier, qui est très fréquemment utilisé en Aunkai pour décrire les exercices solo a une étymologie particulièrement riche. En Japonais, on peut voir l’utilisation du radical du métal 金 à deux reprises. En Chinois traditionnel (鍛煉)on peut voir que l’un des deux radicaux est celui du feu 火, encore plus intéressant à mon avis car tous les éléments de la forge sont présents. Le processus de forge permet notamment d’enlever les impuretés du métal, et c’est en travaillant le métal à force de répétition que l’on peut construire une lame de qualité.

Il en va de même avec le corps et l’esprit, et c’est par un travail de forge du corps que l’on peut en enlever les impuretés, les tensions et progresser. C’est aussi remettre en question son travail chaque jour et en forgeant le corps, forger l’esprit.

C’est dans cet esprit que nait le Seishin Tanren Dojo. Un lieu où l’on forge son corps et son esprit par la pratique du Bujutsu.

Je vous invite à jeter un œil sur le site du dojo, que j’ai essayé de faire le plus simple et moderne possible pour refléter notre travail. Vous pouvez aussi nous suivre sur notre nouvelle page Facebook.

dimanche 20 septembre 2015

L'art de la démonstration

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les démonstrations ne sont pas la partie que je préfère. Si je m'y plie régulièrement depuis quelques années pour le festival annuel de la All Japan Budo Federation, c'est surtout parce que je crois important que quelqu'un y représente le Nihon Tai Jitsu.

Démontrer est un exercice particulièrement difficile. Comme pour un montage vidéo, il s'agit en quelques minutes de communiquer un message, un parcours, une histoire. Mais au contraire de l'édition vidéo qui permet de dramatiser la mise en scène et d'ajouter titres et transitions pour communiquer une certaine logique, la démonstration exige de tout communiquer par sa simple prestation. C'est un exercice périlleux, et je ne peux pas dire être pleinement satisfait de mes démonstrations de ce point de vue. Les conditions de mes démonstrations n'aidant bien évidemment pas, puisque je présente systématiquement avec un pratiquant extérieur à l'école, qui ne me connait pas et n'a pour ainsi dire aucune idée de ma pratique.

J'aime pourtant partager ma pratique, mais c'est lors des stages que je trouve cet exercice le plus adapté. Au contraire d'un aperçu technique de 5 minutes, un stage de plusieurs heures permet de creuser réellement la pratique, d'en comprendre les origines, la stratégie, les choix effectués, la façon d'utiliser le corps. Tout ce qui fait que les applications sont ce qu'elles sont. C'est présenter la construction plutôt que simplement le produit final. En parallèle des démonstrations ce dimanche j'ai d'ailleurs passé une bonne heure avec mon Uke et trois de ses amis aikidoka pour leur présenter quelques uns des principes que j'utilise et comment ils étaient utilisables en Aikido, ce fut un très bon moment d'échange dans lequel la barrière de la langue a vite été oubliée pour se concentrer sur le ressenti, probablement le meilleur moment du week-end en ce qui me concerne




mardi 15 septembre 2015

24e Budosai de la All Japan Budo Federation

Cette année encore je me suis rendu à Kyoto pour le festival annuel du Seibukan et de la Zen Nihon Sogo Budo Renmei (Soburen) au Butokuden de Kyoto, pour la quatrième fois, la troisième en tant que démonstrateur. Et comme à chaque fois c’est toujours un plaisir de pratiquer dans ce lieu.

La veille du Taikai, je me suis rendu au Butokuden pour rencontrer mon partenaire du weekend, Yawata-san, pratiquant d’Aikido au sein du Seibukan. L’occasion de lui montrer les idées que j’avais en tête pour la démonstration du lendemain et de m’assurer qu’il ne paniquerait pas sur un sutemi. En arrivant, j’ai découvert qu’il y avait en réalité un stage organisé par le Soburen – je suis vraiment venu en touriste – et qu’après les sessions du matin Karate/Jukendo il y aurait dans l’après-midi Aiki Sambo et Judo. Excellente nouvelle en ce qui me concerne parce que j’apprécie beaucoup Kenji Kanazawa, fondateur de l’Aiki Sambo, excellent pratiquant et homme absolument charmant.

Préparation rapide de la démonstration donc – 10-15 min montre en main avant que le stage ne commence - suivi des deux sessions avec mon nouveau Uke histoire d’apprendre à se connaitre, suivi d’une cérémonie de remise de grades à laquelle nous ne participons pas. Je profite du coup de ce moment pour montrer quelques trucs à Yawata-san qui pourraient lui être utiles dans son Aikido, pour lui montrer à quel point j’apprécie son temps.

Le lendemain, après une nuit particulièrement courte (que l’on décerne un prix au génie qui a inventé les rideaux transparents) je me rends de nouveau au Butokuden pour le grand jour. Le programme était comme chaque année très diversifié avec de nombreuses disciplines avec des représentants venus des quatre coins du globe: beaucoup de Toyama Ryu, Aikido Aikikai/Seibukan/Yoshinkan, Takeuchi Ryu, plusieurs écoles de sabre, du chambara, plusieurs écoles de Karaté dont un groupe très impressionnant d’handicapés et pas mal d’autres choses dont forcément du Nihon Tai Jitsu. Malheureusement pas d’Aiki Sambo cette fois car Kanazawa sensei s’est réveillé avec une douleur à la jambe et a préféré passé son tour pour plus de sécurité. Je le regrette parce que j’attendais sa démonstration avec impatience.

Les responsables de groupes avant le Budosai
Une excellente journée donc, pendant laquelle je me suis fait plusieurs amis japonais que j’aurai beaucoup de plaisir à revoir prochainement. En attendant je vous laisse regarder un résumé de la journée en 2 minutes.


lundi 7 septembre 2015

Trailer promotionnel

Depuis un petit moment déjà je voulais faire une sorte de trailer promotionnel pour mon dojo de Hong Kong. Quelque chose de plus court et beaucoup plus dynamique que mes vidéos déjà présentes en ligne et qui sont surtout des extraits de cours. Passée la simple envie de le faire, je me suis confronté à deux problèmes: le temps de montage et le talent pour le faire bien.

A défaut de talent, j'ai au moins pu profiter d'un jour férié pour dégager quelques heures dans mon emploi du temps et me lancer.

On reste loin d'une qualité professionnelle mais je suis  assez content du résultat et notamment d'avoir pu mettre des vidéos filmées dans 4 pays (HK, Taiwan, Japon, France) avec des Uke et amis parmi les meilleurs que j'ai pu rencontrer.


dimanche 9 août 2015

Séminaire d'Aunkai avec Manabu Watanabe

Après avoir invité Akuzawa sensei une première fois à Hong Kong en mars 2014, j'avais très envie de réorganiser un stage d'Aunkai ici. En effet, si je continue à aller régulièrement à Tokyo, ce n'est pas le cas de mes élèves et je pense qu'il est nécessaire qu'ils sentent un niveau bien plus élevé que le mien. J'avais aussi espoir que mes camarades Aikidoka pourraient être intéressés, ce qui me donnerait d'une part plus de partenaires d'entrainement et d'autre part pourrait ajouter quelque chose à notre pratique de l'Aikido.

La période estivale n'étant manifestement pas la préférée de sensei, j'ai cette fois eu l'honneur de recevoir Manabu pour deux jours d'Aunkai et un jour de Shiatsu. J'étais particulièrement enthousiaste parce que Manabu, non content d'être un excellent pratiquant, est également quelqu'un d'absolument charmant, aimable et généreux, et que c'est donc toujours un plaisir d'avoir quelqu'un comme ça chez soi.

Il n'a pas fallu 10 minutes après son arrivée pour que nous commencions à pratiquer dans mon salon. Lorsque j'avais vu Manabu en février, il m'avait dit que sensei le faisait repartir plus ou moins à zéro avec de nouvelles consignes. Je ne sais pas ce qu'elles étaient, en revanche je sais que la sensation qu'il m'a donnée en push out n'était pas la même qu'avant. Impression qui s'est confirmée tout le long du week-end. Si j'ai toujours connu Manabu avec une très bonne structure, le poids qu'il transmet aujourd'hui et la façon dont il génère la force ont bel et bien changé et se rapprochent à mon avis plus de ce que fait sensei. De mon côté j'ai par contre pu remarquer que si je peux repousser tout le monde assez facilement ici, c'est tout de suite beaucoup moins le cas face à Manabu...

 Le séminaire lui-même a couvert les bases. En environ 7h de pratique avec de nombreuses personnes qui découvraient l'école pour la première fois, il est difficile de rentrer dans le détail et nous n'avons d'ailleurs pas pu aborder juji-ko, shintaijuku ou les applications. Mais revoir les bases est toujours très positif et entre les entrainements à la maison et au dojo, Manabu m'a fait comprendre plus d'une chose pendant ces quelques jours. Quant à mes camarades, ils sont repartis charmés.

Le plus compliqué reste maintenant à venir, puisque sans instructeur à Hong Kong réunir les pratiquants est toujours un peu difficile. Le groupe d'études continuera de toute façon avec mes élèves et il est possible qu'il s'étende au dojo d'Aikido dans les semaines à venir.

En parallèle, nous allons maintenant essayer de faire venir quelqu'un de Tokyo tous les 6 mois, que ça soit Akuzawa sensei, Manabu, ou n'importe qui d'autre intéressé par l'idée de venir.







mercredi 29 juillet 2015

Passages de grade


Nous avons récemment effectué deux passages de grade au dojo. Un 5e kyu et un 2e kyu. Le passage de 5e kyu se présentait comme une évidence, déjà parce que ce grade, le premier, est en général donné quel que soit le niveau du pratiquant, mais aussi dans ce cas précis parce que Philip est particulièrement talentueux et qu’il a déjà acquis en juste quelques mois de très bonnes qualités. Je crois que nous sommes d’ailleurs tous d’accord pour dire que son passage méritait bien mieux que le grade qu’il porte aujourd’hui et il est probable que les grades suivants arrivent rapidement.




Le 2e kyu était important pour moi puisque c’est à l’heure actuelle le grade le plus élevé que j’ai donné. Hugh me suit depuis le début (il y a trois ans donc), est de loin le plus régulier puisqu’il ne manque quasiment aucun cours, pratique régulièrement chez lui, s’informe, et surtout cherche à comprendre ce que je raconte. Cette attitude très proactive alliée à une grande intelligence lui a donné une excellente compréhension de la pratique. Il reste bien sûr encore beaucoup de travail dans la pratique mais les changements réalisés au cours de la dernière année sont très encourageants. J’en ai profité pour rendre cet examen plus difficile qu’il ne devrait l’être, en le faisant durer une heure complète et en demandant l’intégralité du programme du Shodan. Sans demander le niveau du Shodan bien sûr mais pour m’assurer que si le programme du 2e kyu est correctement maitrisé, le programme du Shodan a au moins été vu pour que l’on puisse se concentrer sur les détails dans les mois/années à venir. C’était aussi l’occasion de lui laisser faire un point complet sur tout ce qu’il avait vu en éliminant la contrainte du temps.
 

vendredi 12 juin 2015

Isao Machii - entre tradition et démonstrations spectaculaires

Isao Machii est un maitre que j'apprécie tout particulièrement, a fortiori depuis que j'ai eu la chance de le rencontrer à Hong Kong. Connu pour ses démonstrations spectaculaires de coupe et sa participation à des publicités ou à des shows TV, Machii sensei est aussi un pratiquant on ne peut plus traditionnel, dont la pratique et l'utilisation du corps sont d'un très haut niveau. Je trouve personnellement très intéréssant la façon dont il arrive à trouver un équilibre subtil entre ces deux facettes de la pratique.

Il a récemment fait une "compétition" de coupe contre un robot industriel, comme vous pouvez le voir ici





vendredi 5 juin 2015

[E-book] Nihon Tai Jitsu - The Official Syllabus from White Belt to Shodan

J’avais rapidement évoqué le sujet en début d’année. Depuis un peu plus d’un an maintenant je travaillais à la rédaction d’un E-book en anglais sur le Nihon Tai Jitsu, qui pourrait notamment servir de référence à mes élèves, tous les ouvrages existants étant en français ou en espagnol.
Cet E-book de 90 pages se divise en plusieurs partie:

  • Les origines du Nihon Tai Jitsu 
  • L'organisation du dojo et la question de l’étiquette 
  • Les principes fondamentaux 
  • Les techniques de base 
  • Les kata jusqu’au premier dan

http://www.nihontaijitsu-hk.com/2015/05/nihon-tai-jitsu-official-syllabus-from.html Sans plus de prétention que ce qu’il est, cet E-book évoque de manière assez large le programme technique de l’école jusqu’au premier dan ainsi que les aspects culturels et historiques. J’ai essayé de mon mieux de construire une grosse partie sur les principes fondamentaux qui correspondent a ma compréhension personnelle de l’école.

Cet E-book est actuellement uniquement disponible en passant par moi mais je ne désespère pas d’en mettre une version sur Amazon prochainement.

Pour vous le pocurer vous pouvez passer par la plateforme Payhip

mardi 12 mai 2015

Initiation aux techniques d’avant-guerre

L’Aikido est souvent critiqué (pas toujours à tort) pour son manque de martialité et sa connivence entre Tori et Uke. Pourtant lorsque l’on entend parler du fondateur ou des origines de l’art, et notamment du Daito Ryu Aikijujutsu, le son de cloche est généralement différent.

A titre personnel, je suis convaincu qu’il est difficile de comprendre l’Aikido actuel sans avoir au moins quelques notions de ce qu’il a été. C’est une chose de dire que les techniques ont été modifiées pour permettre une pratique sans danger, c’en est une autre de n’avoir aucune idée de ce que ces techniques pouvaient être avant d’être modifiées, car ces détails éclairent parfois grandement les techniques.

Samedi lors de mon cours d’Aikido, j’ai donc proposé à mes camarades une initiation aux techniques d’avant-guerre, en l’occurrence celles du Yoseikan de Mochizuki sensei que nous travaillons en Nihon Tai Jitsu. Cela incluait notamment trois variations sur Yuki Chigae (Sankyo), dont deux avec clés de doigts, une variation de Kote Gaeshi depuis une poignée de mains, deux variations à partir de Shiho Nage (un viens-donc/hikitate et un étranglement).

La session a été ponctuée de cris de douleur, mais aussi de rires. En général de la part de ceux qui regardaient leur camarade subir la technique. Malgré la douleur, liée aussi en grande partie à une réaction psychologique de panique face à des sensations nouvelles, je crois qu’ils ont vraiment apprécié la découverte et j’ai eu de nombreuses questions à la fin de l’entrainement sur les différences d’approche.

C’était la première fois que je montrais quelque chose de « technique », mes interventions précédentes ayant été principalement centrées sur l’utilisation du corps, et ce fut une excellente première fois, pour moi comme pour eux.

jeudi 23 avril 2015

Première expérience avec Budo Export/Seido

Comme beaucoup d’entre nous, j’avais beaucoup entendu parler de Budo Export et de sa marque Seido. D’abord via le net, et notamment le site de Guillaume Erard. Ensuite via les éditions spéciales de Dragon Magazine et les articles de Jordy Delage, articles qui permettaient de mieux comprendre la culture et les traditions associées aux outils habituels de nos pratiques. Ces articles m’ont fait découvrir des passionnes et quand j’ai voulu me racheter une ceinture je suis passe par eux.

Je n’ai jamais été vraiment satisfait de mes ceintures. On me dira que nous sommes sur un tatami et non dans un défilé, et c’est vrai, mais il n’empêche que je passe tellement de temps avec que je souhaite quelque chose qui me plaise vraiment. J’aimais particulièrement la première que j’avais reçue, mais lorsque j’ai voulu la faire broder, j’ai compris que ça n’est pas parce qu’on a une boutique d’arts martiaux qu’on sait vraiment ce qu’on fait… Nihon Tai Jitsu ayant été écrit en Katagana et non en Kanji... Difficile à porter, en particulier en Asie, elle est donc devenue une relique dans un carton. J’en ai donc racheté une chez Kamikaze. Y mettant trop de zèle j’ai pris le modèle Deluxe qui s’avère être particulièrement épais, la rendant un peu courte à mon gout et surtout m’empêchant de faire un nœud qui tienne plus de deux minutes. Et puis il y a ma ceinture officielle du NTJ, mais pour être honnête j’aime la simplicité et une ceinture complètement noire me convient mieux.
 
Après avoir beaucoup procrastiné, je me suis décidé à commander une ceinture Seido via le site de Budo Export. Fabriquée au Japon avec broderie intégrée, j’avais hâte de voir la qualité du produit. Je l’ai reçue il y a quelques jours et je ne suis pas déçu. Surtout, c’est la qualité du service que j’ai trouvé vraiment excellente. Un suivi régulier par mail et sur le compte en ligne, mais aussi un email envoyé pour me prévenir que mon achat était arrivé à la Poste. Intéressant parce que je n’avais reçu aucun message dans ma boite aux lettres et que la Poste ignorait que mon colis était là. Je dis intéressant parce qu’en fait le postier était bien passé mais que la Poste n’était pas vraiment au courant… Bref Budo Export était mieux renseigné qu’eux.
 
En résumé, une excellente expérience avec des professionnels passionnés dont le service et les produits sont au plus haut niveau.

 

lundi 9 mars 2015

Aikido avec un Shihan japonais à Hong Kong


Il y a deux ans, Endo sensei etait venu donner un stage exceptionnel a Hong Kong. On s’en souvient
je n’avais pas du tout accroché. Ni à la pratique, souvent sur-jouée, ni à l’homme que j’avais trouvé particulierement arrogant et condescendant.

Cette fois, c’est l’un de ses élèves les plus avancés qui nous a rendu visite, un 7e dan japonais dont je tairai le nom sur ce blog (mais je peux le donner en privé) car il a profité d’un voyage d’affaires pour venir voir notre modeste dojo et qu’il n’a pas souhaité que trop de publicité soit faite avant sa venue.

Ma première impression de l’homme a été très positive. Naturel, agréable, souriant. Nous nous sommes positionnés pour le salut et il nous a rejoints 30 secondes après (sans comparaison avec les 30 minutes d’Endo sensei qui m’auront couté quelques séances d’ostéo). Il nous a gentiment remercié d’être venus, même si la reconnaissance devait naturellement aller dans l’autre sens, et nous a dit qu’il se concentrerait sur les bases pour cette première séance. Beaucoup de choses y sont passées et je ne ferai donc pas un compte rendu détaillé des techniques.

Martialement, j’avoue en toute honnêteté que ça ne m’a pas parlé, et que cette pratique va même aux antipodes de ma recherche. Arrogance de ma part peut-être (les commentaires sont ouverts si vous voulez me jeter des tomates). Je n’accroche pas avec le fait qu’Uke doive faire une part considérable du travail pour que cela fonctionne. Me tordre dans tous les sens pour garder la paume de ma main contre l’avant-bras de Tori par exemple me semble profondément illogique et pour que cela arrive, il faudra que Tori arrive à garder lui-même ce contact (ce qui est tout à fait faisable, l’ayant senti avec plusieurs personnes). Pendant un peu plus de trois heures, on m’a donc expliqué comment réagir pour que ça fonctionne. On aurait pu gagner un peu de temps en me disant directement comment chuter avant la saisie (s’il vous reste des tomates…).

Si la pratique elle-même ne m’a pas parlé, j’ai quand même passé un bon moment. Déjà parce que c’était agréable de passer trois heures entre nous à pratiquer. Ensuite parce que nous avons passé un très bon moment au restaurant tous ensemble après la séance et que cet aspect humain est peut être aujourd’hui le plus important pour moi dans la pratique de l’Aikido.

lundi 2 mars 2015

Yoga Ashtanga avec Kino MacGregor



Ce week-end était l’occasion pour moi de participer à un séminaire de Yoga Ashtanga dirigé par la célèbre Kino MacGregor.
 

J’ai découvert Kino il y a un peu plus d’un sur les réseaux sociaux, où elle est très active. J’ai rapidement été stupéfait par ce qu’elle faisait, mais aussi par la façon dont elle le transmettait. Il y a probablement de nombreuses personnes capables de faire ce qu’elle fait, mais combien en sont capables en faisant preuve de pédagogie, en cherchant réellement à transmettre, et surtout avec un sourire permanent? Malgré mon niveau particulièrement médiocre (j’y reviendrai), je me suis donc inscrit immédiatement dès l’annonce de ce stage au mois de novembre.

Je ne suis manifestement pas le seul fan à Hong Kong, puisque nous remplissions vendredi trois studios pour la première session. C’est probablement 150-200 personnes qui sont venues au cours du week-end pour participer à l’un ou l’autre des cinq sessions, voire à l’ensemble. Kino arrive dans la salle, nous fait tous venir au centre et commence à parler. Et là je découvre avec plaisir qu’elle a énormément d’humour et que si on est partis pour en chier, on va aussi bien rigoler. J’apprécie aussi sa capacité à se mettre à la place d’élèves forcément moins doués qu’elle, et venant tous avec leurs propres capacités et limites. Le monde des arts martiaux étant peuplés de divas, c’est réellement rafraichissant.

La session du vendredi est focalisée sur les backbends. Nous sommes tout de suite prévenus que lors de certains postures, des émotions peuvent nous envahir : la tristesse, la rage, accessoirement même l’impression que la mort va venir nous cueillir. Les exercices sont montrés, nous essayons, et ainsi de suite. Différentes variations existent de toute façon donc je m’en sors avec une colonne vertébrale intacte.

Samedi matin sera consacré à la première série du Ashtanga. Nous sommes prévenus, nous allons transpirer énormément et il est interdit de boire pendant la séance (sauf raisons médicales évidemment) pour ne pas stopper ce « feu purificateur » et ne pas activer le système digestif. Apres moins de 10 minutes, la chaleur monte terriblement et la belle vue sur la skyline disparait définitivement à cause de la condensation. Ça a été une session difficile physiquement, comme je m’y attendais, sans être intenable. J’étais en revanche incapable de faire certains exercices pour lesquels mon corps n’est tout simplement pas prêt.

Samedi après-midi a été beaucoup plus light. Nous avons travaillé sur le plancher pelvien. Tout d’abord en l’activant, ensuite en fouillant dans cette zone (physiquement en y glissant nos doigts et nos mains) pour repérer les tensions qui s’y trouvent et qui s’y accumulent depuis des années. La zone pelvienne est l’une des « poubelles » du corps et il est parfois bon de faire un peu de ménage.

La séance du dimanche matin était consacrée à la force, notamment des épaules pour préparer les handstands. Je n’ai pas pu y participer à cause d’un faux mouvement de la veille qui m’avait délicatement coincé quelque  chose dans le bas du dos. Au final, mon dos aurait probablement tenu le choc mais j’avais peur que la session ressemble à celle de samedi matin, et dans ce cas je ne crois pas que ça aurait tenu.

Je suis revenu le dimanche après-midi pour les torsions, exercice que j’apprécie particulièrement parce qu’il m’aide à créer de l’espace autour de ma colonne et à nettoyer un peu mon corps. C’était aussi un bon moyen de remettre parfaitement en état le bas de mon dos après les douleurs de la veille. C’était comme toujours extrêmement intéressant, a fortiori parce que j’ai pu voir de nouvelles façons de tourner, quels muscles engager ou pas et comment, et comment les engager manuellement lorsqu’ils ne sont pas encore prêts. Des exercices qui me semblaient jusque-là faciles, faute d’explication assez pointues se sont révélés extrêmement difficiles. Les bandhas du Ashtanga ont aussi eu raison de moi, et si l’un des enseignants m’a gentiment aidé à fermer la position sur la posture, mon manque d’espace dans les épaules et les hanches ne lui a pas permis sur la posture suivante.

Au final ça a été un excellent week-end. J’étais heureux de voir Kino pratiquer autrement que sur un écran. Elle vit réellement dans un autre monde et c’est incroyable à voir. C’est d’autant plus intéressant qu’elle a dû travailler pour en arriver là et qu’elle peut donc expliquer les étapes, les doutes, les erreurs que nous risquons tous de rencontrer. Plusieurs fois elle a démontré la « mauvaise façon » et on pouvait voir que si elle y arrivait plus ou moins, ça restait difficile même pour elle, et qu’il fallait forcer. En utilisant les bons muscles au contraire, la position venait naturellement et elle pouvait tranquillement continuer à parler plusieurs minutes comme si de rien n’était.

Ce week-end m’a aussi confirmé ce que je savais déjà : si j’ai énormément progressé ces 5 dernières années corporellement parlant, il reste énormément de travail à accomplir et d’espace à créer. Je vais donc assez rapidement reprendre des cours de Yoga.

jeudi 12 février 2015

Quelques jours à Tokyo

J’ai profité de quelques jours de pause avant de commencer mon nouveau boulot pour me rendre a Tokyo et pratiquer un peu sous la direction d’Akuzawa sensei. Comme toujours ce furent des sessions très intéressantes, et en particulier les sessions privées qui sont un moyen incroyable de creuser les principes et les exercices.

De ce point de vue, je n’ai pas été déçu. Dès la première session nous avons abordé des exercices assez compliqués, sur lesquels j’ai d’ailleurs lamentablement échoué dès les premiers essais avant de sortir quelque chose d’un peu plus potable. Assez vite il m’a rassuré en me disant que tous ses élèves le regardaient avec des grands yeux quand il leur montrait ça. Je ne sais pas si c’est vraiment aussi rassurant que ça en fait… Plusieurs exercices très intéressants au final avec notamment les versions en seiza de Shiko et TCJ et leurs applications. Certains nouveaux details sur Maho et sur le travail du sternum également.

Pour la deuxième session privée, sensei avait invité Gérald pour l’aider dans la traduction. Cela faisait déjà quelques années que je ne l’avais pas vu et ça m’a vraiment fait plaisir de faire cette séance avec lui. C’était aussi très enrichissant de voir ses impressions sur la façon de bouger de sensei, qui est devenue assez différente de ce qu’elle était quand il avait le temps de pratiquer plus régulièrement à ses côtés. Beaucoup d’exercices avec partenaire pour cette séance et de nouvelles choses passionnantes utilisant la gravité.

Pour les sessions régulières, elles se sont déroulées comme à chaque fois, avec de plus en plus de travail d’application. J’ai profité de la venue de Rob le samedi pour obtenir quelques « trucs » et comme à chaque fois je n’ai pas été déçu. J’en ai d’ailleurs testé un hier à l’Aikido et je dois reconnaitre que ça fonctionne incroyablement bien.

Sensei a semblé particulièrement heureux de mes progrès depuis la dernière fois et c’est très encourageant pour la suite.

vendredi 6 février 2015

Interview sur Paresse Martiale

Si vous suivez ce blog, il est probable que vous suiviez également l'excellent blog Paresse Martiale. Si ça n'est pas encore le cas, je vous invite à y faire un tour.

L'auteur de ce blog, et Kwooneux, Grimlock m'a proposé en fin d'année de faire une interview pour son blog, dans le même esprit que celles qu'il avait pu faire de Dan (Shotokan) et de Christophe (Aikido et Serak). J'avais pris beaucoup de plaisir à lire ces deux interviews et je me suis donc facilement laissé tenter par l'expérience. Sans regrets, d'une part parce que j'ai trouvé les questions vraiment pertinentes et que cela m'a permis de me rendre compte de la difficulté de l'exercice. Donner des réponses claires et concises tout en passant l'intégralité de ce que l'on pense n'est vraiment pas une chose aisée, et il m'a fallu environ 4 heures pour mettre mes idées en place. 4 heures vraiment enrichissantes qui m'ont permis de faire un point sur ma pratique, de regarder en arrière le bout de chemin parcouru, puis en avant celui qui reste à parcourir.

Si vous suivez ce blog, j'imagine que m'écouter déblatérer sur ma vie sur et en dehors des tatamis ne vous dérange pas outre mesure, et que donc cette interview peut vous intéresser.

mercredi 28 janvier 2015

« Un corps sans douleur » – Christophe Carrio



Un corps sans douleur, une belle promesse qui ne pouvait me laisser indifférent, en particulier en ce moment. J’ai toujours eu un corps relativement douloureux, rempli de nœuds et de tensions, avec des muscles trop courts qui tirent un peu partout, d’une part pour des raisons innées, d’autre part parce que je me suis très mal entrainé pendant de nombreuses années. Si ces cinq dernières années ont assez largement rebattu les cartes, j’ai depuis plusieurs mois des douleurs persistantes et désagréables : genoux, bas du dos, tendinite au pouce puis maintenant tendinite au coude, nœuds dans le haut du dos et les épaules, hanches un peu bloquées, etc. Certains de ces éléments sont hérités du passé, d’autres sont probablement liés à un surmenage ces derniers mois qui a amené mon corps et mon cerveau à me lâcher progressivement.



C’est donc avec un intérêt non dissimulé que j’ai ouvert cet ouvrage, connaissant l’excellente réputation de Christophe Carrio dans le domaine de la préparation physique et de la récupération.

Le livre est comme attendu très clair, incluant une partie théorique, de nombreuses explications simples et claires, des moyens pour s’auto-diagnostiquer et surtout (car c’est le plus important) agir. Les actions sont de plusieurs ordres, tout d’abord les auto-massages, ensuite les exercices de correction posturale, enfin des exercices de gainage.

La partie qui m’intéresse le plus est clairement les auto-massages, puisque mes pratiques de l’Aunkai et du Yoga contribuent déjà à corriger ma posture et a préparer mon corps. J’ai investi hier dans un rouleau de massage, un modèle différent de celui conseillé par Christophe Carrio qui est apparemment un peu violent pour certaines parties du corps, surtout au début. Le modèle The Grid de Trigger Point ayant une excellente réputation et étant apparemment le plus solide et versatile d’entre eux, j’ai opté pour celui-ci.



 
Apres une première séance hier, j’ai découverte avec stupéfaction que je m’étais déjà débarrassé des douleurs intenses qui me bloquaient au niveau des épaules. J’ai aussi joué un peu avec pour réduire la tension dans mes bras et soulager ma tendinite, puis j’ai travaillé sur mes cuisses et mes hanches, responsables de mes problèmes de genoux. Si la douleur est parfois intense, l’objet est vraiment facile d’utilisation et après une dizaine de minutes je me sentais vraiment bien. Ca rentrera donc maintenant dans ma routine quotidienne.

Je recommande fortement cet ouvrage à toutes les personnes qui ont comme moi des nœuds un peu partout ou qui cherchent tout simplement à aider leur corps à récupérer plus vite.

mercredi 21 janvier 2015

A un an d’intervalle

Cette année, comme l’an dernier, je suis allé dans le dojang de Romain pour présenter ma pratique. Comme l’an dernier une partie a été filmée, et comme l’an dernier j’ai fait un montage vidéo des bouts que je trouvais intéressants/utilisables. Il n’y a de fait pas tout dans ces vidéos. Parce que tout n’a malheureusement pas pu être filmé, parce que 10h de stage se résument difficilement en 10 minutes, parce que le format oblige à raconter une histoire différente et à se priver de la sensation pour se concentrer sur le visuel.

Mais la vidéo reste un outil utile, voire passionnant. Au-delà du plaisir de se regarder balancer des vannes tout en tentant de ne pas tomber de fatigue, c’est l’occasion d’analyser sa façon de bouger avec un œil extérieur. A un instant T, mais aussi en comparaison d’un instant T-1. Car la pratique est vivante et ce qui compte c’est avant tout son évolution. Une fois terminé le montage, j’ai donc regardé la vidéo de l’année précédente.

Les changements observés confirment les propos de Romain à la fin du stage « tu es dans la même ligne que l’an dernier mais c’est beaucoup plus incisif ». En comparant les deux années, j’ai l’impression d’avoir effectué un travail plus épuré, plus propre, plus tranchant, et ce malgré le décalage horaire que je n’avais pas eu la fois d’avant. Il reste bien évidemment des déchets, c’est certain. Certains que je perçois déjà, d’autres que j’espère percevoir bientôt. Mais plus que la qualité (ou son absence) de ce qui est présenté, c’est l’évolution positive qui compte. C’est a fortiori encore plus marquant si je compare à des vidéos filmées alors que je vivais encore en France. Alors que nous parlions de cette époque avec Manu lors du stage il me confirmait ce que je savais déjà par ces mots : « tu étais dur ». C’est vrai et ces fichiers sont là pour me le rappeler. 

 Décembre 2014


Décembre 2013