jeudi 10 octobre 2013

Dans la presse



Pour faciliter le développement du Nihon Tai Jitsu à Hong Kong, je me suis décidé à aller m’appuyer sur de nouveaux canaux de communication, en l’occurrence la presse écrite. Trait d’Union est le magazine des français à Hong Kong. Ou du moins il l’était parce qu’il couvre aujourd’hui une zone bien plus importante avec Shanghai, Pékin, Canton, Shenzhen, Wuhan et Macau. Distribué gratuitement, ce magazine en français donne de nombreuses informations régionales, des morceaux de vie, etc.

La communauté française à Hong Kong est estimée à 15,000 personnes. Si je dois avouer fréquenter extrêmement peu de français, je suis également conscient que la France est un pays qui a toujours montré un grand intérêt pour les arts martiaux, et de ce fait il me semblait assez evident de viser cette communauté avec un article.

Voici donc le premier article jamais publié dans la presse sur le Nihon Tai Jitsu à Hong Kong.


lundi 7 octobre 2013

Enseigner à des pratiquants expérimentés



Samedi j’ai été contacté via Facebook par un pratiquant de Jujutsu souhaitant venir assister à mes cours. Nous avons un peu discuté et j’ai appris qu’il pratiquait le Jujutsu en Allemagne depuis 1989 et était 3e dan dans son école. Il n’en faisait cependant pas une affaire et me l’a dit simplement parce que j’avais posé la question. Au contraire même, il s’est excusé de ne pas avoir de keikogi et de ceinture blanche au premier cours mais m’a promis de s’équiper le plus rapidement possible et qu’il voulait juste apprendre.

Pour beaucoup de personnes, ces mots ne restent souvent que des mots. Beaucoup déjà malgré leur motivation sans doute sincère ne viennent pas au premier cours. Lui est arrivé 50 minutes en avance. Très sympathique, il s’est tout de suite intégré au groupe et a travaillé avec beaucoup d’attention. Il m’a avoué pendant le cours être un peu stressé car il avait peur de ne pas être au niveau. Je l’étais en réalité probablement tout autant car il peut être assez difficile d’enseigner à un pratiquant dont la coupe est déjà bien remplie. Les conditions du cours n’étaient pas non plus idéales. Une compétition de Judo ayant lieu au même moment, tous les tapis avaient été enlevés et c’est donc un cours sur les bases (nigiri kaeshi, te hodoki, tai sabaki, kata) qui a servi d’introduction.

Au final tout s’est très bien passé et il devrait rester avec nous au moins jusqu'à fin décembre. Peut-être plus s’il trouve un emploi à Hong Kong. La majorité de mes élèves sont aujourd’hui gradés dans une autre école (un 3e dan Toyama Ryu Iaido, un 3e dan jujutsu, une 2e dan taekwondo, deux 1er dan aikido, un 1er arnis). C’est une grande chance pour notre groupe puisque cela peut tirer tout le monde vers le haut, c’est également une chance pour moi d’avoir des gens expérimentés avec qui pratiquer.

vendredi 4 octobre 2013

Complémentarité des pratiques



Comme je l’ai dit précédemment, j’ai depuis quelques temps un de mes amis Aikidoka qui assiste à mes cours. Hier, après l’entrainement nous avons échangé sur les similarités Aïkido/Jujutsu et j’ai trouvé son feedback vraiment très intéressant. Il m’expliquait apprécier le fait que certaines choses que nous travaillons en Nihon Tai Jitsu ne sont pas ou peu présentes en Aïkido et manquent parfois cruellement. Si je défends cette idée depuis longtemps, il est toujours bon de se l’entendre confirmer par des personnes dont le paradigme est différent.

Parmi les points « manquants » en Aikido (je mets manquants entre guillemets, car je reste convaincu que l’Aikido n’a pas la même vocation que les Jujutsu, et que donc on ne peut les comparer aussi facilement), il relevait :

  • La présence systématique d’atemi. L’atemi n’étant dans ma pratique pas un simple exercice de force visant à passer une technique comme un bourrin, mais un moyen de déstructurer Uke physiquement et/ou mentalement  
  • La sortie de la ligne d’attaque. C’est pourtant un point central en Aikido mais le manque de nervosité de Uke amène parfois à ce manque de rigueur
  • La finalisation, qu’elle soit par atemi, contrôle ou luxation. On me répondra que les contrôles au sol existent en Aikido, c’est vrai mais encore une fois je ne suis pas convaincu qu’il faille les voir comme des techniques à appliquer au pied de la lettre

L’Aïkido a de fait une vocation particulière. Budo par excellence, la recherche de l’harmonie et le travail sur les principes encouragent souvent à mettre de côté l’atemi, la contrainte, la mauvaise volonté du partenaire, etc. Eléments qui permettent pourtant de donner un éclairage nouveau à la pratique.

A côté de ces différences, j’ai trouvé intéressant qu’il voit des liens très nets entre ma pratique et l’Aïkido. Le NTJ descendant directement d’un Aikido d’avant-guerre, je me poserais des questions si un Aikidoka n’y retrouvait pas quelques points communs.

De même que pratiquer l’Aikido ces dernières années a certainement éclairé ma façon de pratiquer le NTJ, je suis heureux de voir que cet éclairage peut aller dans les deux sens.