samedi 28 mai 2011

Avant - Après

Comme promis à Kiaz, voici les vidéos de TCJ en avril 2010 et mai 2011. Le mouvement est toujours loin d'être bon en 2011 et ne doit pas être pris comme une référence. Ce qui est intéressant ici c'est surtout l'évolution, en particulier dans la position des pieds qui m'a permis d'obtenir plus de sensations

Avril 2010


Mai 2011

vendredi 27 mai 2011

Une progression personnelle (suite)

En janvier, j'avais posté cet article.

Et hier pour feter ca apres plusieurs mois, Fred m'a gentiment filmé sur Shiko et TCJ. Alors certes le resultat n'est pas extraordinaire et se voir en video ne fait jamais plaisir, mais la difference par rapport aux videos de l'an dernier est tres nette.

La position des pieds lors de la descente me semble le point le plus marquant parce qu'il a des implications enormes sur l'ensemble du mouvement et des sensations. Avoir les pieds a 180 degres implique en effet d'ouvrir plus les hanches et de faciliter la descente, en revanche il devient plus difficile de s'asseoir dans ses kuas. il est egalement impossible de travailler l'axe de desequilibre avant arriere de cette facon, l'axe devient au contraire lateral. La perte de sensations est donc enorme: perte de l'assise, perte de la notion de déséquilibre controlé. A se demander ce qu'il reste.

La premiere video de Shiko m'a aussi permis de me rendre compte de certaines erreurs. Notamment le fait que je perds la tension dans mes bras a la descente. J'ai meme l'impression d'etre gene par mes bras et mon corps... En prenant ces elements en consideration, la deuxieme video etait deja mieux avec des sensations tres interessantes.

La video reste plus que jamais pour moi un element de progression particulierement efficace, puisqu'il permet de se confronter a soi meme et d'evaluer objectivement sa progression.

lundi 23 mai 2011

Ego mal placé

J’ai honte. J’ai bossé avec un gros bourrin hier a l’Aikido, du genre 100 kgs, je résiste tout ce que je peux et j’essaie de te casser le bras quand je fais la technique. Le genre de moment ou tu sais que personne n’en retirera rien. Tout ce que j’aime.
Ego mal placé ou envie de donner une leçon ? (mais qui suis-je pour donner une leçon honnêtement?), j’ai décidé de tester ma structure pour voir si a défaut de réussir à le bouger, un gros costaud de 100 kgs pouvait bouger un moucheron de moins 70. Le problème c’est qu’un bourrin, ca ne comprend pas et ca insiste, c’est limite si ca se prend pas pour un lutteur et ca serait prêt a n’importe quoi pour te faire tomber et gagner… Bref j’ai craqué et alors qu’il me bourrinait dans tous les sens, j’ai fini par le balancer 2m plus loin.
Le problème dans tout ca ? Lui n’a pas compris qu’il faisait n’importe quoi, par contre il n’est pas passé loin de s’éclater sur quelqu’un. Tout ce que j’aurais pu y gagner c’est de blesser un pratiquant qui travaillait tranquillement dans son coin et qui n’avait rien demandé.
Rentrer dans ce jeun n’est pas une bonne chose, et ca n’est clairement pas malin. Je me contenterai de chuter la prochaine fois. Ca ne vaut vraiment pas la peine de blesser quelqu’un.

vendredi 20 mai 2011

Connaitre au toucher

Par le travail au contact qu’ils offrent, les Arts Martiaux en général (et je trouve l’Aikido en particulier du fait de sa recherche) permettent d’apprendre à connaitre les gens. Sans avoir à dire un mot, la pratique à elle seule permet de se faire une idée sur ses partenaires d’entrainement. Il m’est d’ailleurs arrive récemment, après avoir pratiqué plusieurs fois avec quelqu’un, de me rendre compte quelques semaines plus tard qu’il était français… De même, j’avoue ne pas connaitre les prénoms de la plupart de mes partenaires, et malgré tout ca ne me semble pas être le plus important.
Il est ainsi courant de rencontrer des « bourrins », des mecs qui « veulent gagner » (gagner quoi, je n’en sais rien). De même qu’on croise parfois des gens profondément excessifs, à qui on aimerait gentiment conseiller de respirer et de prendre un peu de recul. Le simple contact permet de ressentir cette instabilité.
Parfois, on ressent plutôt une certaine mollesse, comme au contact d’un narcoleptique, et la on regrette presque le bourrin de la technique précédente…
Au contraire, il arrive de tomber sur des partenaires dont l’on sent la générosité, voire la gentillesse. C’est le cas par exemple de mon professeur d’Aikido, dont le toucher est très doux, bien que ferme. Presque paternel. Akuzawa sensei est a part, le contact généreux, mais je n’oserai pas le qualifier de gentil ! Il se dégage à son contact une impression de solidité, de poids. Mais encore une fois, le toucher indique quelque chose sur l’homme.
Cette sensation n’est pas liée à un niveau de pratique. On sent chez certains débutants une vraie envie d’apprendre, de donner et de recevoir, alors que la crispation se retrouve chez certains gradés. C’est une des choses que j’aime dans la pratique, ce lien tout simple avec la vie.