mercredi 29 septembre 2010

Kyokun (2)

Suite à la demande de Jack, voici les fameux Kyokun. Merci aux japonisants de me prévenir si j'ai mal compris ce qui était écrit!

mardi 28 septembre 2010

Kyokun

Lors de notre séjour a Kyoto, j’ai reçu des mains de Kawano sensei les 5 Kyokuns de l’association, calligraphiés. Je suis bien sur incapable de les lire, mais ils m’ont été traduits. Le Seibukan étant un regroupement de Budos, il ne s’agit pas de préceptes techniques / tactiques mais plutôt d’étiquette.

Si je ne fais pas d’erreur, les Kyokuns sont les suivants :
1. Respecte ton professeur
2. Respecte ta famille
3. Respecte la tradition
4. Entraine-toi avec un esprit positif
5. Reste simple

J’ai bien évidemment été très touché par ce cadeau, qui est pour moi la marque d’une intégration dans l’école. Ces Kyokuns semblent comme souvent aller de soi, mais les rappeler par écrit ne peut être qu’une bonne chose, et les voir écrits (même dans une langue que je ne comprends pas) me rappellera surement à plus d’humilité.

mercredi 22 septembre 2010

19ème All Budo Demonstration - Nippon Seibukan Academy

Ce week end avait lieu au Butokuden de Kyoto le 19e festival annuel du Nippon Seibukan. Avec Fred nous avions justement la chance d'être à Kyoto à ce moment là et d'avoir été conviés par le Seibukan à venir assister à l'évènement.

Pour être honnête, ma seule déception a été de devoir partir avant la fin à cause de mon avion. Le festival a regroupé de nombreuses écoles, et je ne saurais dire combien de pratiquants. Peut être 300, difficile à dire. La démo commençait à 10h, mais les participants ont commencé à arriver dès 9h.



Après une entrée de toutes les équipes de démonstration, c'est le Jukendo qui a ouvert le bal. Très intéressant, d'autant que je n'en avais jamais vu. Il faut avouer que la baïonnette militaire est quelque peu connotée...



On a enchainé avec le sport chanbara, auquel personnellement je n'accroche pas. C'est brouillon et les mecs prennent des postures pas possibles pour réussir à toucher l'autre. Bref pas mon truc.

Plusieurs écoles de Karaté sont aussi venues. La première m'a semblé être du Shotokai étant donné les postures très basses, mais je n'en mettrai pas ma main à couper. Ils ont notamment présenté des tanren proches du Yoga, comme des Headstand. Après ça ils ont montré un travail type Kihon Ippon Kumite avec des défenses par atemis et projections. Il y a notamment eu un très bel Ippon sur le parquet. Ils ont également réalisé des Ju Kumite avec armes du Kobudo (nunchaku, tonfa, etc.)



La deuxième école était le Goju Ryu avec Kawano sensei et ses élèves. Katas avec et sans armes et casse pour les élèves, mais le plus impressionnant fut la démonstration de Kawano sensei lui même (et ce même si je l'avais déjà vu le faire il y a quelques mois): un kata aux Saïs d'une grande fluidité, une démonstration à la sarbacane et enfin une casse de bambou maintenu par deux bouts de papiers, tenus par des couteaux, ceci avec un bokken. Sans couper les papiers bien sur. Une belle concentration d'énergie à l'impact, très différente de la frappe lourde classique. A noter qu'il n'est plus tout jeune, ce qui rend cette démonstration d'autant plus remarquable.
Le responsable du Seibukan Australie a aussi effectué une démonstration de Goju Ryu, avec à la clé Sanchin Kitae, un kata de Bo et une casse passive de Shinaï sur son tibia.




La troisième école était le Kyoku, très bien comme toujours. Par contre j'ai raté la photo de la casse de batte de base ball suspendue par la demoiselle...

J'ai aussi découvert l'Aikikenppo, mélange de projections, atemis et clés. Malgré la proximité apparente avec ce que je fais, je n'ai pas réellement aimé. Trop rigide dans la forme de corps. Aussi, même si la garde doigts ouverts pouvait faire penser à du Yoshinkan, ça m'a semblé être plus une source de crispation qu'autre chose chez les démonstrateurs. Cela dit pour cette discipline nous n'avons pas vu de gradés.

Les écoles de sabre ont eu la part belle. Le Iaido nous a démontré de belles coupes et le Kenjutsu a présenté des techniques au bokken avec notamment des attaques survenant lorsque les participants se croisaient. Intéressant mais j'y connais rien au sabre, je laisse Fred commenter!


Il y avait également une section Karaté Handisport, avec deux pratiquants malheureusement très mal en point. Bien sur on ne peut pas parler d'efficacité en ce qui les concerne, mais c'est réjouissant de voir qu'ils peuvent également pratiquer et travailler leur coordination.



Au final ça a été une excellente (demie) journée, accompagnée de Bentos gracieusement offerts par le Seibukan dont l'accueil a vraiment été excellent. J'aurais aimé rester plus longtemps et voir notamment l'Aikido et le Judo, mais ça sera pour la 20e édition.

lundi 13 septembre 2010

Créer son école

Les nouvelles écoles sont légions et il est (a mon gout assez rare) d’en trouver dont l’apport est évident. Aunkai fait clairement partie de celles la, tant par la qualité de l’enseignement que par la pédagogie et l’orientation du travail (le corps plutôt que la technique). Malheureusement la plupart sont au mieux des redites de ce qui existait déjà, au pire des inepties. L’Hapkido Ninja d’Europe Orientale dont parlait Fred par exemple…

Mais sorti de ces écoles bidons, je m’interroge en fait surtout sur les écoles qui ne sont que des redites. Et ce en particulier après l’arrivée d’un nouveau venu sur Kwoon. Enseignant de « Ju Jitsu » ayant créé sa propre association, il se dit aux antipodes de la FFJA et D’Eric Pariset. Pourtant vu d’ici, je ne vois pas de différences flagrantes…

Sur l’aspect technique tout d’abord : 16 techniques, 16 techniques bis, Goshin Jitsu (qui est un kata de Judo et pas de Jujutsu, est il utile de le rappeler ?). Les techniques de self sont souvent du même acabit que celles des écoles dites aux antipodes, et la forme de corps est indéniablement similaire (et ressemble étrangement a celle du Judo).

Sur les raisons de fonder une association différente : développer le Ju Jitsu qui n’a pas ailleurs la place qu’il mérite, et fédérer les pratiquants. Aux antipodes de leurs confrères, c’est sur…

Sur l’aspect pratique, on a donc un pratiquant (surement très bon dans ce qu’il fait), 3eme dan, qui fonde son école, similaire aux écoles dont il vient. Deux remarques me viennent à l’esprit en voyant ca :
1/ Qu’est ce qui justifie la création d’une nouvelle école ? Vouloir être 1er dans ce village plutôt que 2nd a Rome ?
2/ Un 3eme dan est-il suffisant pour créer une école ? 3/10 me semble un peu léger en termes de compréhension générale des principes, mais il ne faut pas toujours se fier aux grades.

Dans mon esprit, créer une école n’a de sens que si la différence avec l’école d’origine est telle que rester n’a pas de sens. L’Aikido est clairement différent du Daito Ryu, de même que l’Aikido Yoseikan est clairement différent de l’Aikikai. Enseigner sous le meme nom apporterait plus de confusion qu’autre chose. De même, le niveau de pratique et de compréhension d’O Sensei ou de Minoru Mochizuki leur donne toute légitimité. De même que la création du Yoseikan Budo fait sens a mes yeux : le principe d’ondulation au cœur du système en fait clairement un art a part. Pendant ce temps, pullulent sur Internet / Youtube des fondateurs d’écoles pratiquant tous la même chose, plus ou moins bien.

Il est bien dommage que les questions d’ego poussent les gens à « créer » des écoles pour se mettre en avant plutôt que de pratiquer avec honnêteté et sincérité.

lundi 6 septembre 2010

Silat Suffian – 4 & 5 Septembre 2010 a Hong Kong

Ce week end, et comme deux fois par an, Maul nous a refait l’honneur de venir nous voir a Hong Kong pour un séminaire sur deux jours. Bien que ne pratiquant les arts du Sud Est Asiatique que de façon (trop) diffuse, c’est toujours un plaisir de le voir et de le voir bouger.

Sa façon de bouger est en effet très proche de ma recherche actuelle. Sa verticalité est irréprochable, il bouge simplement, naturellement, mais est toujours parfaitement placé et prend le centre de son adversaire avec une facilité déconcertante. Son enseignement fait également la part belle au travail des bases, bien marquer les temps dans les drills en prenant la pose par exemple. Typiquement le genre de choses qui peuvent paraitre bizarre mais qui font sens quand on comprend que son but est de former un corps fort, confiant et prêt pour le combat.

Sur pas mal de points je trouve son travail proche (sans forcement le vouloir) de ce que fait Akuzawa, même si la méthode est différente. Il s’agit en effet avant tout d’un travail de conditionnement, de compréhension de la distance, de la verticalité, de sa structure et de celle de son partenaire.

Les grands esprits se rencontrent.