lundi 22 février 2010

Evolution de la pratique

Comme beaucoup de gens, ma pratique a évolué (et continue d’évoluer d’ailleurs) au cours des années. Quand je repense a ce qui m’a fait pousser la porte d’un dojo pour la première fois, il y a bientôt 12 ans, je m’aperçois que j’ai parcouru beaucoup de chemin. Positif ou non en termes de qualité de pratique je n’en sais rien, mais il y a eu un changement. Plusieurs même.

Savoir se défendre…
Au début, je ne connaissais rien aux Arts Martiaux. J’avais fait un peu de Judo étant enfant et ca s’arrêtait la. Je voulais apprendre à me défendre mais je ne savais pas où aller. Au début je comptais aller vers la Boxe Française et puis je suis tombé sur le Nihon Tai Jitsu au forum des sports de la ville. J’ai bien accroché à mon cours d’essai et je suis resté dans cette école depuis, malgré les déménagements successifs. C’était donc une pratique purement utilitaire.

Une pratique de collectionneur…
Au bout de quelques années, et a défaut d’avoir un enseignement régulier en NTJ, j’ai commence a « collectionner » les pratiques et surtout les techniques. En essayant de rester cohérent avec le NTJ bien sur. Au final je voulais être capable de gérer toutes les distances, avec ou sans armes. Ca m’a amené vers le JJB et vers les arts philippins notamment. Je me suis confronté à d’autres disciplines pour valider ce que je faisais et comprendre ce qui ne marchait pas le cas échéant. Pour moi a l’époque tout passait par la technique, celle-ci devait pouvoir répondre a toutes les situations. Comprendre les angles et les distances et agir en conséquence.

Aller plus loin
Aller plus loin en revenant a la base. J’ai fini par comprendre qu’accumuler des techniques sans un corps capable de les passer ne servait à rien. En particulier en vieillissant ca ne pouvait pas m’amener très loin sans un vrai travail de fond. Au cours des années, j’ai fondamentalement revu ma pratique. Je ne cherche plus à me défendre. De toute façon je ne vis pas dans un pays dangereux et passer autant de temps à se préparer à une agression qui n’arrivera jamais n’est pas très rentable. Aujourd’hui je cherche a mieux comprendre et a mieux utiliser mon corps. Tout simplement parce que je vais devoir me le trainer toute ma vie et tant qu’a faire je préférerais que ca se passe bien. L’Art Martial n’est donc plus qu’un moyen dans cette recherche de compréhension de la mécanique corporelle, et qui présente l’avantage par rapport au Yoga de travailler avec des partenaires : être structuré et déstructurer l’autre.

C’est donc une nouvelle étape qui s’annonce dans ma pratique, et manifestement pas la plus simple. Peut être la plus riche par contre. On verra dans 10 ans si ma pratique a pris un nouveau tournant !

lundi 8 février 2010

Les bases, les bases et encore les bases

J’ai essaye pas mal de styles ces dernières années, plus ou moins sérieusement selon les cas. Allant de plusieurs années pour certains a un ou deux séminaires pour d’autres. Ca m’a permis d’avoir une vision « technique » assez large sur ce qui se fait, et je pense que ca m’a fortement aidé à progresser.

Cependant, derrière tout cet attirail technique que j’ai pu récupérer, je sens de plus en plus un manque, et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de la base. Dans l’ensemble, pour ce que j’ai pratiqué, je trouve que la base fondamentale est trop peu travaillée. Quand je parle de base, je ne parle pas des techniques de base comme on les travaille en Nihon Tai Jitsu (techniques de défenses par atemis, clés, projections sur des saisies de poignet et qui correspondent a la base technique du style), mais de bases corporelles : ancrage, relâchement, verticalité, structure. Pourtant, quand je vois des hauts gradés travailler, ils ont manifestement ces bases, probablement acquises a force de travailler les techniques.

Cela dit, malgré tout le travail que j’ai pu faire, je vois de plus en plus de lacunes dans ma pratique. Trop d’utilisation des bras, un manque d’ancrage certain et une forte propension à être trop penché vers l’avant lors de mes déplacements. Ceci ajouté à la souplesse d’un lampadaire ne peut pas faire de très bonnes choses au final… C’est pour cette raison que j’ai commencé le Yoga il y a deux mois et que je m’apprête à débuter l’Aunkai. Il est plus que temps que j’arrête d’essayer d’accumuler des techniques qui ne me serviront de toute façon a rien tant que je n’aurai pas un corps capable de les appliquer.

L’inconvénient maintenant c’est que certaines positions risquent d’être difficiles a prendre tant que je n’ai pas gagné en souplesse… La position Tenchijin par exemple est un véritable calvaire : impossible de descendre ne serait ce que les cuisses parallèles au sol sans perdre la verticalité du dos…

mardi 2 février 2010

2 mois de Yoga

Depuis 2 mois, je pratique de façon plus ou moins assidue le Yoga, c’est à dire que j’en fais entre 3 et 5 fois par semaine, a raison d’une heure par séance. Ca n’est pas énorme, mais ca me parait déjà un bon début pour progresser. Le Yoga n’étant de toute façon pas ma pratique principale, il ne fait pas partie de mes projets d’augmenter drastiquement la dose.

Il est trop tôt pour en tirer réellement des conclusions sur ma progression et son impact sur ma pratique. Comme tout travail sur le corps, il faut du temps pour percevoir des effets clairs. Cela étant dit, je perçois déjà un net mieux à divers niveaux :

Mentalement
J’ai été pas mal tendu ces derniers mois et je me sens aujourd’hui de plus en plus calme et relâché, en particulier quand je sors du cours. Les exercices ont surement un lien du fait qu’ils libèrent mes tensions physiques, mais je crois que le simple fait de me poser une heure sur un tapis, calmement, a respirer et a me concentrer sur mes sensations est a mon avis essentiel.

Physiquement
Je commence à mieux prendre conscience de mon corps. C’est loin d’être parfait (je reviens de loin) mais je comprends de mieux en mieux les alignements et je commence à réussir à relâcher mes membres. Je suis encore très loin du but mais il y a définitivement quelque chose.

Depuis deux semaines je vais également au cours hebdomadaire de Yin Yoga, dans lequel les positions sont tenues plus longtemps (1 a 3 minutes) afin de relâcher les tensions et d’assouplir les muscles en profondeur. J’avoue avoir beaucoup plus de mal avec ce cours. Je ne suis toujours pas prêt a relâcher mon corps complètement et je me retrouve régulièrement très contracté car j’ai probablement peur de descendre plus… Au final je sors du cours moins détendu qu’en y entrant ! Il va certainement me falloir encore plusieurs mois de pratique avant d’être naturellement relâché.