vendredi 28 août 2009

Toujours avec le sourire

En regardant Silvio combattre en JJB, je suis toujours impressionne par le fait qu’il est toujours souriant quelle que soit la position dans laquelle il se trouve. Ceci ajouté à sa souplesse naturelle et a sa maitrise technique fait qu’il est extrêmement relâché en combat.

Une fois n’est pas coutume, j’ai donc souri (oui Fred, marre toi) et effectivement je me suis senti plus relâché et lus fluide dans mes mouvements, avec même un meilleur coup d’œil (moins de temps pour assimiler les infos et leur donne une réponse probablement). Bien sur je n’ai toujours pas de maitrise technique et pas non plus une grande souplesse naturelle, il ne faut donc pas s’attendre a un changement radical dans ma façon de combattre, mais il y a un mieux. J’ai même pour la première fois passe un contrôle sur le cote avec le genou sur le plexus (et presque un juji mais ca a pas marché).

Il faut garder a l’esprit que tout ca n’est qu’un jeu, si on n’y prend pas de plaisir, est ce que ca en vaut vraiment la peine ?

jeudi 6 août 2009

Spécialiste ou généraliste

Dans les différents arts martiaux et sports de combat, on trouve une différenciation entre arts généralistes et arts spécialisés. Par exemple, les boxes pieds poings, le JJB, le Judo, les Karaté sont plutôt des spécialistes ; les JuJutsu, le Kali Arnis Eskrima ou le Silat, le Systema sont plutôt des généralistes.

Bien entendu, un art spécialiste peut travailler d’autres choses que sa spécialité : il y a des clés debout et des frappes en Judo, des clés et des projections en Karaté, etc. De même, un art généraliste peut avoir une stratégie plus axée vers un point précis (un très gros travail articulaire en Hapkido par exemple).

Vaut-il mieux être généraliste ou spécialiste ?

Dur à dire, c’est une question de gout. Un spécialiste sera toujours plus fort dans sa spécialité qu’un non spécialiste, c’est évident. Un pratiquant de Kyoku sera plus performant en percussions qu’un pratiquant de JuJutsu, et pour cause ca représente la majeure partie de son entrainement. De même, en poings, un boxeur d’anglaise sera certainement plus performant qu’un boxeur thaï. Logique.

On peut en déduire qu’un généraliste ne sera vraiment bon nulle part. Pas faux. Mais ce qui fait l’intérêt d’un généraliste, c’est le fait de pouvoir s’adapter a son adversaire pour se mettre dans une situation que l’autre ne maitrise pas, même si lui ne la maitrise que peu. Par exemple, si je dois affronter un boxeur, il est clair que je tenterai de l’amener au sol, l’affronter sur son terrain serait débile. Pourtant mon niveau de JJB ne me permet pas de lutter contre un spécialiste du style. Un généraliste est donc moyen partout mais a l’avantage de connaitre les différentes distances, les angles et de pouvoir passer de l’un a l’autre.

Généraliste et recherches personnelles

J’ai personnellement toujours été généraliste. D’abord et toujours grâce au NTJ, puis par le biais du Hapkido et aujourd’hui grâce aux arts philippins. Ne serait ce qu’intellectuellement (mais c’est très subjectif), je trouve ça plus palpitant que de ne travailler qu’un seul domaine. En plus de ca, je pense que le fait d'être généraliste ouvre une bonne introduction sur l'ensemble des secteurs du combat, quitte a se spécialiser après. Maintenant, je pense que pour réellement progresser, il faut parfois aller voir des spécialistes, en gardant en tête sa recherche de généraliste.

Selon les points que l’on cherche spécifiquement à développer, et qui dépendront de notre ressenti par rapport a notre pratique, on se tournera vers l’un ou l’autre :
- Sol : JJB, Sambo
- Armes : Kali Arnis Eskrima, Silat
- Spontaneite, respiration : Systema
- Frappes : Boxes pieds/poings, Karaté Jissen
- Projections : Judo, Lutte
- Interne : Tai Chi, Bagua, etc.

Il ne s’agit la que d’exemples, pas d’une sectorisation finement travaillée. C’est pas la peine de venir m’expliquer qu’il y a des projections en JJB ou que les arts philippins travaillent déjà tous les secteurs…

En fait, le tout pour choisir une pratique, c’est déjà de savoir ce qu’on veut y trouver.

mercredi 5 août 2009

Le sol, un travail a part

Le sol est quelque chose que je n’ai jamais vraiment accroche. Probablement déjà parce que c’est quelque chose qu’on ne travaille pas en NTJ (du moins de cette façon) et dans lequel je ne me suis jamais senti a l’aise. Surement aussi parce que j’y ai toujours été une vraie tanche… Enfin, bien sur, parce que combattre au sol m’a toujours paru suicidaire quand on sort du cadre sécurisé 1vs1 sans armes dans une jolie salle avec ses copains.

Aujourd’hui encore j’ai du mal à changer d’avis. Je pense toujours qu’il y a un vrai danger à se retrouver au sol et à faire des nœuds avec son adversaire s’il n’est pas seul ou qu’il cache une arme. De même, je suis toujours une tanche, pas de raison que ca ait change ca… Cela dit, je suis convaincu que faire l’impasse dessus n’est pas une bonne idée en matière de self défense : si le sol doit être évité à tout prix, il est préférable de le connaitre pour éviter de s’y retrouver ou de s’y éterniser. C’est dans cette optique que j’ai commence le JJB, et j’avoue que je commence même à y prendre du plaisir. Je commence enfin à avoir quelques sensations en combat, et même si tout ce travail est encore nettement trop fin pour moi, je commence à comprendre quelques trucs d’un point de vue global sur la façon de gérer un combat.

Aujourd’hui, je ne peux toujours pas dire que j’adore ca, mais je commence tout doucement a éliminer ma mauvaise volonté et c’est déjà pas mal.

Le JJB, un art de brutes?

On serait tente de le croire a voir ces énormes masses se rouler par terre et se retourner dans tous les sens. Et pourtant, plus le temps passe, plus je m’aperçois de la finesse hallucinante de cette discipline. Hier encore, on a travaille sur des techniques de balayage pour retourner l’adversaire quand il est dans notre garde, et la ou on pourrait être tente d’y aller tout en force pour retourner l’adversaire, en regardant bien les détails on voit clairement qu’il y a soustraction.

En effet, le plus souvent aucune force n’est utilisée ou alors si peu qu’on peut la considérer comme négligeable. Tout est une question de leviers, de structure et de passage des hanches : positionner l’autre et se positionner soi-même de façon à rendre la technique optimale. Pas simple, et a mon avis (qui n’est pas objectif) c’est plus dur au sol que debout. Les déplacements sont plus limites et avoir un positionnement correct est parfois une vraie galère.

Toujours est-il que le sol est définitivement un art beaucoup plus fin qu’il n’y parait, et que j’ai pu le dire pendant longtemps. Je me suis d’ailleurs pris une raclée hier par un gringalet très rapide et technique. Toute ma puissance (relative) n’a rien pu faire.

lundi 3 août 2009

Travailler la base, oui mais…

On finit par s’emmerder ferme. Depuis un an, à l’Arnis on travaille les mêmes techniques, et si en soi je comprends bien que solidifier la base soit important, je doute que s’enfermer dans 10 techniques soit bénéfique. En effet, il y a souvent des techniques qu’on n’arrive pas à passer, et c’est en travaillant autre chose qu’on finit par les assimiler, parce que le corps assimile de nouvelles choses qui mettent en lumière ce qu’on n’avait pas compris. La malheureusement ce n’est pas le cas, on s’enferme juste dans la routine.

Le pire dans tout ca, c’est de voir qu’il y a encore des élèves (pourtant arrives il y a deux ans) qui essaient toujours d’imiter le prof pendant qu’il montre la technique, de préférence avec un air dubitatif… A croire que personne ne se rend compte qu’ils ont travaille cette même technique des dizaines et des dizaines de fois, toujours a l’identique.

Bref je suis frustre, autant j’apprends plein de choses au JJB (qui n’était pourtant clairement pas ma priorité), autant ces derniers temps je m’ennuie a l’Arnis. Vivement que je repasse a Singapour !