mercredi 17 décembre 2008

Introduction au Pekiti Tirsia Kali

La semaine dernière, mon prof d’Arnis nous a propose une introduction en petit comite au PTK pendant 2h. Le style est très différent de ce qu’on étudie en général avec lui :
- en forward grip, la lame est au dessus ; en reverse grip elle est vers l’intérieur (ce sont des couteaux spéciaux)
- les attaques se font en piquant (voire pique et coupe une fois rentre), alors qu’habituellement nous travaillons plus en coupe
- nous avons travaille a deux couteaux avec possibilité d’avoir une arme a feu a la ceinture (le style est très utilise par des forces armées)

Vous l’aurez compris, la ou habituellement on cherche a contrôler, quitte a couper un peu, ici on cherche à tuer d’abord, quitte a utiliser le cadavre comme bouclier. La stratégie est clairement différente.

Un travail très intéressant aussi de saisie entre la lame et le pouce en forward grip, qui permet de contrôler un bras tout en le lacérant. Cela étant dit, même si le but n’est pas cache nous avons quand même travaille des entrées par clé (bon elles sont suivies par un « contrôle » de la gorge avec la lame, j’avoue).

En gros le travail s’est déroulé de la façon suivante :
- travail des frappes en forward et reverse grip
- drills
- techniques de défense dans les deux positions forward et reverse, avec arme a feu et utilisation de l’adversaire comme bouclier

Très intéressant donc, et clairement différent du style que j’étudie habituellement. A voir donc si j’essaie d’étudier les deux systèmes en parallèle.

lundi 8 décembre 2008

Arnis - Fin d'annee

Dernier entrainement officiel de l'année hier (en réalité deux cours couteau auront lieu cette semaine pour ceux qui le souhaitent) avant fermeture jusqu'en fevrier pour cause de fêtes de fin d'année et de nouvel an chinois.

Le cours a été raccourci a 1h15 au lieu de 2h30 pour nous permettre de faire notre repas de Noël, nous n'avons donc pratique qu'a mains nues. D'habitude, le fonctionnement du cours se fait de la façon suivante:
Partie Armes
- échauffement des poignets avec l'arme et manipulation
- déplacements
- frappes
- blocages
- Défenses par "Redonda" sur différentes attaques (donc blocage puis enchainement de frappes en défense)
- techniques de clés et contrôles

Partie mains nues
- blocages sur frappes aléatoires des membres supérieurs
- adaptation des techniques avec armes (défenses par frappes et par contrôles)
- amenées au sol et sol
- travail des clés de base (3 enchainements de 5 clés)

Hier, après être rapidement passe sur les blocages, on a directement attaque les clés de base. L'intérêt était après de nous forcer a les travailler en les enchainant de façon aléatoire selon la position dans laquelle on se retrouve. Travail de spontanéité donc, et de compréhension du corps de l'autre. Intéressant, mais limite a mon sens. En effet je ne vois pas l'intérêt de passer a une autre clé (avec le risque de perdre le contact pendant la transition) si ca n'est pas du a une réaction adverse. Cela dit, nous avons travaille sur les contre de certaines cles juste après, et je suppose que cette carence vient surtout du fait que la plupart des eleves ne sont pas forcement encore au point avec les contres. A voir donc comment on travaillera ca les prochaines fois.

jeudi 4 décembre 2008

JJ / NTJ / Silat – Yerres - 2003

Stage organise sur deux jours par la FJJDP, Fédération de Ju Jitsu Défense Personnelle (http://fjjdp.free.fr/index_nf.htm), par Patrick Gerby et d’autres anciens du groupe Pariset.

Au programme : samedi apres midi avec Patrick Gerby (JJ), dimanche matin avec Patrick Gerby (JJ) puis Eric Foll (NTJ), dimanche après midi avec Patrick Gerby (JJ) puis Sébastien Veroult (Pencak Silat FISFO). On a donc vu des techniques de self avec des approches différentes dans les 3 styles. A l’époque j’avais déjà effectue un ou deux stages avec P. Gerby, grâce a Nico et je n’étais pas encore SDF (Sans Dojo Fixe), je n’étais donc pas complètement perdu, d’autant que j’avais eu l’occasion d’aller plusieurs fois dans le club de Versailles et de rencontrer un certain nombre de participants.

En Ju Jitsu je ne sais plus ce qu’on a travaille, je me mélange un peu les pinceaux avec les autres fois. Ce que je sais c’est que c’était très axe projections, avec des entrées souvent très circulaires. En ce temps la, les déplacements circulaires n’étaient pas franchement mon fort, j’ai donc clairement galéré. J’aimerais avoir l’occasion de recommencer à la lumière de ma pratique de l’Hankido. En tout cas, ce travail était très intéressant, notamment dans la gestion du placement et du déséquilibre.

En Nihon Tai Jitsu, le travail d’Eric a surtout été sur les clés, en particulier les clés de doigts. Plus trop de souvenir a ce sujet, mais je me rappelle très bien qu’a l’époque j’adorais déjà jouer avec les doigts des autres.

En Silat, ce qui sera pour moi la révélation du week end, puisque ce sera ma première exposition aux arts du sud est asiatique. On est dans le style FISFO de Charles Joussot, avec Seb Veroult son bras droit. Le style est une adaptation du Pencak Silat pour les forces de sécurité et la self défense, ni plus ni moins. On commence par quelques endurcissements et la position « classique » du style, la position du scorpion je crois (consistant a bloquer les cervicales d’une personne au sol entre ces genoux dans un mouvement rotatif). Je suis très impressionne par la technique et la vitesse de Sébastien, c’est rapide, fluide et ca dégage une sacre puissance. Il a beau avoir un petit gabarit, je n’aimerais pas être en face. Le style transpire l’efficacité : les enchainements sont rapides, les frappes sont dures et fluides, la structure de l’adversaire est toujours cassée.

J’ai note également des angles intéressants pour les clés. Si on prend cet exemple, pour lequel habituellement, on vient effectuer la rotation sur le poignet.


Sébastien nous a montre une technique similaire mais qui consiste en tenant le poignet adverse avec la main gauche, a ramener la main droite a l’oreille et a ramener le coude droit a soi, pour plier le coude adverse. Au final on déplace le point de levier. L’intérêt est que ca donne une technique beaucoup plus sèche, ou Uke s’écroule sur lui-même.
Au final, mon impression (qui sera confirmée par deux stages en Kali puis mon début de pratique de l’Arnis) est celle d’un style rapide, fluide, rond, efficace et sans fioriture.


En bonus, une vidéo de Sébastien Veroult

mardi 2 décembre 2008

Mai 2007 – Eric Laulagnet – Kali JKD, Découverte des arts philippins


Groupe complet

Dans l'ordre, Patrick, Jacques et Eric

Ce week end la, j’avais le choix entre deux stages intéressants : le séminaire CN du NTJ a Tours avec Roland Hernaez et une initiation au Zen et au Kobudo (sur 3 jours) ou un stage de Kali - Jeet Kune Do et de couteau avec Eric Laulagnet a Nantes. Ce dernier devant partir pendant 4 ans aux Philippines après ca et ayant une forte renommée, ajoute au fait que c’était a 20 minutes de chez moi et que je devais bosser le lundi, j’irai donc tester les arts philippins pour la première fois, accompagne de Jacques et Patrick du Hapkido.

Au programme : stick et mains nues le samedi, couteau le dimanche.
Mon premier souvenir qui revient c’est que les sticks sur les doigts ca fait mal, surtout quand on va vite (et on est prie d’aller vite pour faire réagir le corps). J’ai vite senti les premiers apports de cette pratique : une douleur dans les doigts m’a indique la pluie pendant les 3 mois suivants.

Les techniques démontrées, que ca soit en couteau ou avec bâton répondent a différents angles d’attaque, tout est étudié, et on passe facilement d’un angle a l’autre. Les réponses sont précises mais pointues et jouent beaucoup sur la structure du partenaire à l’aide de « détails » comme une pression du tibia pour faire fléchir la jambe par exemple. C’est fluide et précis, mais beaucoup moins simple que ca en a l’air vu de l’extérieur. On travaille pas mal de contrôles au sol également, avec des contrôles de la tête avec les jambes qui font penser a certains mouvements de base du Pencak Silat.

Dimanche, c’est couteau. Avant de pratiquer, Eric nous montre une video sur les dangers du couteau avec notamment des photos de gens hospitalises suite a des blessures de ce type. Le message est clair, un couteau c’est pas un jouet, le danger est reel et ca demande des solutions adaptees. En l’occurrence, ce qu’on apprend habituellement contre couteau dans des arts « traditionnels » japonais, coréens, etc. ne vaut souvent pas grand-chose. Et pour cause on travaille dans des contextes différents :
- les arts philippins reposent avant tout sur une tradition de combat arme, les techniques a mains nues dérivent de la
- ailleurs on fait souvent le contraire, on adapte contre armes ce qu’on travaille a mains nues (les armes n’étant pas notre spécialité)
- question de contexte également : une école de Ju Jutsu travaillera contre des attaques au couteau en estoc très souvent, qui correspondent a un combat en armure dans lequel un coup de slash ne sert a rien. En réalité, un coup de slash quand on est en T Shirt ca fait déjà pas mal de dégâts…

Bref, chacun sa spécialité. Autant je fais tout a fait confiance au NTJ et a l’Hapkido a mains nues, qui me semblent donner de bonnes solutions, autant avec armes, je donne plus de crédit aux philippins dans un contexte actuel. En ce qui me concerne, j’avoue que je trouve le travail des armes en Ju Jutsu et en Hapkido souvent plus didactique qu’autre chose, notamment en termes d’appréciation et de franchissement de la distance.

Les éléments qui m’ont marque dans les principes précisés par Eric sont les suivants :
- il n’y a pas de « blocage » : je ne bloque pas le bâton ou le bras avec mon bâton ou mon bras, je percute le bras (ou les doigts) avec mon bâton ou je coupe
- il n’y a pas de « désarmement » : si je désarme, ca n’est qu’une conséquence de mon mouvement, pas mon but en soi. Privilégier le fait de percuter au fait d’essayer de désarmer.
- Avec un couteau on coupe tout ce qui passe, notamment les doigts, les biceps, etc. Une coupe ne suffit pas, on meurt rarement d’un seul coup de couteau

Eric nous a aussi montre (mais on ne les travaillera malheureusement pas cette fois) des techniques avec 1,2 ou 3 couteaux contre un couteau. Bien entendu dans ces conditions on finit par se demander qui est l’agresseur, mais ca reste très intéressant.

Un point intéressant également, les différentes possibilités d’action avec un couteau, qu’on limite souvent à piquer et couper :
- piquer
- couper
- frapper (avec le talon)
- saisir entre le couteau et le doigt (le pouce sert a bloquer le couteau pour éviter qu’il ne glisse au moment de l’impact)
- éplucher (je préfère ne pas expliquer)
- aspect psychologique pour créer un déséquilibre (il parait qu'on recule la tête quand on voit un couteau arriver plein pot vers sa gorge...)

Un art très riche donc, tant avec que sans armes, et qui m’incitera à attaquer les arts philippins plus d’un an après.

lundi 1 décembre 2008

Premier voyage en Coree

Ca fait longtemps que je veux aller m’entrainer en Corée et au Japon, et bien ca y est, j’ai pris mes billets, je pars deux semaines en Corée en janvier pour m’entrainer 8-10h par jour d’après le programme qu’on m’a donne.

Un peu plus de détails peut être. Je pars a Seoul, au Sang Moo Kwan chez Me Ko Baek Yong, 9eme Dan, pour recevoir son enseignement dans les 3 HKD : Hapkido, Hankido, Hankumdo. D’après ce que je sais, le programme se décompose comme suit : lever 7h du mat, échauffement Taekeukkwon (Tai Chi), puis quelques heures de sabre (Hankumdo). Ensuite Hapkido et Hankido, enseignes ensemble pendant la fin de la matinée, l’après midi et le soir. Ca va être raide.

Le principe du Hankido étant : « il vaut mieux faire une technique mille fois que mille techniques une fois », je vais très vraisemblablement travailler les bases, ie :

Pour l’Hankido :
- les 12 formes avec partenaire
- les 12 formes, seul en statique qui accentuent le travail sur la respiration (attaquant et defenseur)
- les 12 formes, seul et en déplacement pour travailler ses rotations, le Hankido étant un art très circulaire (attaquant et defenseur)

Pour l’Hankumdo :
- le principe est l’écriture coréenne (Hangeul), je vais donc apprendre les frappes correspondantes.
- D’après ce que j’ai vu répéter la même frappe un bon millier de fois ne semble pas un problème, je pense donc avoir vite mal aux épaules.

Bien entendu on travaillera certainement d’autres choses. Pour se resituer, l’Hankido travaille dans 8 directions :

1. Ho Shin Do Bup (Self defense)
2. Moo Ye Do Bup (Techniques dansees)
3. Su Jok Do Bup (Techniques de percussion)
4. Kyuk Ki Do Bup (Sparring)
5. Ki Hap Do Bup (Travail de l’energie interne - Ki)
6. Byung Sool Do Bup (Armes)
7. Su Chim Do Bup (Points de pression)
8. Hwan Sang Do Bup (Visualisation et respiration)

Bref un travail complet, auquel il faut ajouter les chutes qui sont bien évidemment essentielles dans un style de Hapkido.